Kazadi assume le bilan anti-corruption de Tshisekedi mais étrille les méthodes de l’IGF sous Kabila

Par Rédaction KUMBA 2 min de lecture 32 lectures
Kazadi assume le bilan anti-corruption de Tshisekedi mais étrille les méthodes de l’IGF sous Kabila

Le Premier ministre congolais Nicolas Kazadi a salué les avancées de la lutte anticorruption sous Félix Tshisekedi, tout en dénonçant les méthodes jugées opaques de l’Inspection générale des finances (IGF) sous Joseph Kabila. Intervenant lors d’un débat public, il a souligné les résultats concrets obtenus depuis 2021, tout en pointant du doigt des pratiques qu’il qualifie de « désuètes » et peu transparentes.

Un bilan anticorruption présenté comme une rupture avec l’ère Kabila

Nicolas Kazadi a mis en avant les réformes engagées depuis l’arrivée au pouvoir de Félix Tshisekedi en 2019, notamment la création de mécanismes de contrôle renforcés et la récupération de fonds publics détournés. Selon lui, ces mesures ont permis de restaurer la confiance dans les institutions financières congolaises, après des années de pillage systématique sous le régime précédent. « Nous avons tourné la page des pratiques opaques », a-t-il affirmé, sans préciser de chiffres ou de cas emblématiques.

L’IGF d’avant dans le viseur : des méthodes « à revoir »

Le Premier ministre a réservé ses critiques les plus vives à l’Inspection générale des finances (IGF) telle qu’elle fonctionnait sous Joseph Kabila. Kazadi a évoqué des « méthodes désuètes » et un manque de transparence dans les enquêtes, suggérant que certaines pratiques pourraient même avoir favorisé des détournements plutôt que de les combattre. « L’IGF d’hier n’était pas toujours un rempart contre la corruption, mais parfois un instrument de son aggravation », a-t-il déclaré, sans donner d’exemples concrets.

Une stratégie anticorruption en débat

Cette prise de position intervient alors que la RDC reste classée parmi les pays les plus corrompus au monde, selon les indices internationaux. Kazadi a reconnu que le combat était loin d’être terminé, mais a insisté sur la nécessité de poursuivre les réformes pour consolider les acquis. Certains observateurs y voient une volonté de marquer une distance avec les méthodes du passé, tandis que d’autres s’interrogent sur l’efficacité réelle des nouvelles mesures face à l’ampleur des défis.

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