Kananga : la marche de la Coalition 64 stoppée par les forces de l’ordre, plusieurs arrestations

Par Rédaction KUMBA 2 min de lecture 50 lectures
Kananga : la marche de la Coalition 64 stoppée par les forces de l’ordre, plusieurs arrestations

Des militants de la Coalition 64 ont voulu manifester à Kananga contre tout projet de révision constitutionnelle, mais les forces de l’ordre les ont dispersés à coups de gaz lacrymogène et ont procédé à plusieurs interpellations, dont celle d’un cadre du parti d’Ensemble pour la République.

Interdiction municipale et appel à la mobilisation

La mairie de Kananga avait, dès le samedi précédent, décrété l’interdiction de la marche prévue le mardi 15 septembre, invoquant des raisons de sécurité. Malgré cette décision, les organisateurs de la Coalition 64 (C64) ont maintenu leur appel à la rue, arguant que l’interdiction violait le droit constitutionnel de manifester et que le débat sur la possible modification de la Loi fondamentale devait rester ouvert.

Déploiement sécuritaire et dispersion des manifestants

Aux premières heures de la journée, Radio Okapi a relevé un dispositif policier dense autour du rond‑point Notre‑Dame, point de départ annoncé de la manifestation, ainsi que dans d’autres zones stratégiques de la ville. Vers 9h30, des membres des mouvements Envol, Alliance pour le Changement et ECIDÉ ont tenté d’atteindre le rassemblement. La police les a repoussés en tirant des grenades lacrymogènes, empêchant ainsi la concentration des manifestants.

Arrestations et pressions sur les dirigeants d’opposition

Parmi les personnes arrêtées figure Maître Jacques Nkole, cadre du parti Ensemble pour la République, parti du leader Moïse Katumbi. Simultanément, la résidence du secrétaire exécutif de l’ECIDÉ au Kasaï‑Central a été encerclée par les forces de l’ordre, ce qui, selon un militant du parti, a limité la capacité de plusieurs membres à rejoindre le lieu de protestation. Le porte‑parole de l’ECIDÉ a dénoncé cette action comme une « étouffement » de la manifestation, rappelant que le rassemblement était légal au regard de la Constitution.

Enjeux pour le débat constitutionnel au Congo

La répression de la marche de la C64 intervient dans un contexte où le gouvernement congolais envisage une révision de la Constitution, un sujet qui suscite des tensions entre les autorités et les forces d’opposition. La décision de la mairie, jugée restrictive par les manifestants, soulève des questions sur la liberté d’expression et le droit de réunion dans le pays. Si les autorités invoquent la sécurité publique, les opposants y voient une tentative de museler la contestation et de freiner le débat public sur les changements institutionnels envisagés.

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