La nomination de Kamal Hachoumi au poste de ministre délégué chargé du Préscolaire et de la Lutte contre le décrochage scolaire marque une étape clé dans la stratégie éducative du gouvernement dirigé par Fatima Ezzahra El Mansouri. Fort d'un parcours académique et administratif, le nouveau ministre hérite de deux chantiers prioritaires visant à renforcer l'égalité des chances au sein du système scolaire public.
Le statut des éducateurs au cœur de la généralisation
L'extension de l'offre préscolaire constitue le premier axe majeur de la mission de Kamal Hachoumi. L'ambition affichée est de garantir un accès gratuit et qualitatif aux enfants dès l'âge de quatre ans, avec une attention particulière portée aux zones rurales et aux quartiers sous-équipés. Toutefois, cette expansion se heurte à la question cruciale du statut des éducateurs. Pour assurer la pérennité et la qualité de l'enseignement, le ministère devra répondre aux revendications de ces professionnels concernant leurs conditions sociales, économiques et administratives. La standardisation de leur formation selon des normes nationales unifiées est présentée comme une condition sine qua non pour stabiliser les équipes pédagogiques.
Stratégies de prévention contre l'abandon scolaire
Parallèlement, le volet consacré à la lutte contre le décrochage scolaire impose une approche multidimensionnelle. Le programme, porté par l'Union socialiste des forces populaires (USFP), mise sur une détection précoce des élèves en situation de vulnérabilité. L'objectif est d'intervenir avant que les difficultés ne deviennent irréversibles. Cette stratégie repose sur un renforcement des aides sociales directes, incluant le transport, la restauration scolaire et les bourses, afin de lever les barrières matérielles qui freinent la scolarité des élèves issus de milieux défavorisés.
Vers une réforme de l'école publique
Au-delà de ces deux dossiers spécifiques, Kamal Hachoumi devra piloter une vision plus large visant à restaurer la confiance dans l'enseignement public. Les engagements incluent la réhabilitation des infrastructures scolaires, l'équipement des établissements en laboratoires et bibliothèques, ainsi que le développement d'espaces dédiés à la culture et au sport. Pour le nouveau ministre, le défi réside désormais dans la transformation de ces orientations politiques en mesures concrètes et mesurables. La réussite de cette mission sera évaluée à l'aune de la capacité du département à articuler ces réformes avec les besoins réels des élèves et des familles, tout en assurant une coordination efficace entre les différents services de l'État.