La crise du carburant qui paralysait Kalemie depuis plusieurs jours touche à sa fin. Un accord conclu ce lundi entre le gouvernement provincial, la Fédération des Entreprises du Congo (FEC) et les opérateurs pétroliers met un terme à la grève des pétroliers, permettant aux stations-service de rouvrir et de rétablir progressivement l’approvisionnement.
Un compromis trouvé après des jours de tensions
La grève, déclenchée en réaction à la multiplication des taxes imposées aux opérateurs pétroliers, a plongé la ville dans une pénurie de carburant. Les discussions menées sous l’égide du vice-gouverneur du Tanganyika, Isidore Kabwelongo, ont abouti à un consensus sur la fiscalité locale, évitant une escalade des tensions. Les autorités provinciales et les représentants du secteur privé ont convenu de clarifier les prélèvements pour restaurer des conditions de commercialisation normales.
Le prix de l’essence divisé par deux, mais les séquelles persistent
Avant la crise, le litre d’essence coûtait environ 4 000 francs congolais. Sous l’effet de la pénurie, les prix avaient explosé, atteignant jusqu’à 16 000 francs dans certains points de vente. L’accord devrait permettre une baisse progressive des tarifs, bien que les répercussions sur le pouvoir d’achat des ménages et les coûts de transport restent à évaluer. Les motos-taxis, particulièrement touchés, avaient déjà répercuté cette hausse sur leurs tarifs, aggravant la pression sur les populations.
Une reprise progressive pour éviter une nouvelle crise
Les stations-service ont reçu l’instruction de rouvrir immédiatement, tandis que les opérateurs sont invités à vendre le carburant au prix initial. Cette mesure vise à stabiliser le marché et à limiter les effets d’une économie informelle qui s’était développée pendant la pénurie. Cependant, la reprise dépendra de la capacité des acteurs à respecter les engagements pris, alors que les tensions autour de la fiscalité locale pourraient resurgir à moyen terme. La situation reste sous surveillance, notamment à l’approche de la rentrée scolaire, où les dépenses des ménages sont déjà sous haute tension.