Le gouverneur nigérian Uba Sani renforce le système judiciaire de Kaduna, salué par le barreau local pour ses réformes structurelles et logistiques. Une avancée majeure, mais incomplète selon l’association, qui exige des mesures pour les juridictions inférieures.
Les faits essentiels
Le barreau nigérian de Kaduna (NBA) a officiellement salué les efforts du gouverneur Uba Sani pour moderniser le système judiciaire de l’État. Parmi les mesures phares figurent la rénovation complète du complexe du tribunal de grande instance, ainsi que l’attribution de 40 véhicules officiels aux juges des hautes juridictions (High Court, Shari’ah Court of Appeal et Customary Court of Appeal).
Autre avancée notable : la restauration des allocations vestimentaires pour les magistrats, avec le versement en 2025 des arriérés de 2024. Ces initiatives visent à améliorer les conditions de travail des magistrats et à accélérer l’administration de la justice.
Pourquoi c'est important
Ces réformes répondent à un enjeu central pour Kaduna : la crédibilité du système judiciaire. En modernisant les infrastructures et en dotant les magistrats de moyens logistiques, l’État envoie un signal fort sur son engagement envers l’État de droit. L’amélioration des conditions de travail pourrait réduire les retards judiciaires et renforcer la confiance des citoyens dans les institutions.
Cependant, le NBA souligne que ces mesures restent insuffisantes sans une attention équivalente aux tribunaux inférieurs. Les magistrats de ces juridictions, souvent en première ligne de la justice, manquent cruellement de moyens pour exercer efficacement leurs fonctions.
Ce qu'il faut surveiller
L’association appelle à une extension des réformes aux juridictions de première instance, avec notamment l’attribution de véhicules officiels et l’amélioration des infrastructures. Sans cette harmonisation, les retards et les dysfonctionnements pourraient persister, limitant l’impact global des mesures déjà mises en place.
Par ailleurs, la question des arriérés de salaires et des allocations reste un point de vigilance. Leur régularisation progressive, comme annoncé pour 2025, sera un indicateur clé de la pérennité des engagements du gouvernement.