La justice ghanéenne a ordonné au service de police de transmettre l'ensemble des éléments de preuve dans le dossier d'Augustine Okechuku Maazi, un ressortissant nigérian accusé d'implication dans une série de braquages à main armée. Ce procès met en lumière le démantèlement d'un réseau criminel organisé opérant entre le Ghana, le Togo et la Côte d'Ivoire, spécialisé dans le ciblage des clients bancaires.
Un mode opératoire transfrontalier
Selon les éléments présentés par l'accusation, le groupe criminel, dont les membres utilisaient des véhicules aux plaques d'immatriculation falsifiées, surveillait les clients à la sortie des banques dans les zones métropolitaines d'Accra et de Tema. Les suspects, qui auraient étendu leurs activités au-delà des frontières ghanéennes, utilisaient des armes à feu pour dépouiller leurs victimes après avoir suivi leurs déplacements. Les investigations ont révélé que le réseau importait des véhicules depuis le Nigeria pour mener ces opérations, avant de les équiper de fausses plaques locales.
L'intervention policière du 13 août
Le dossier fait suite à une opération de surveillance déployée par l'unité spéciale de l'Inspecteur général de la police, alertée par la multiplication des plaintes de clients bancaires. Le 13 août 2026, une course-poursuite engagée à Labone a conduit à l'interception de deux véhicules utilisés par le gang. Lors des échanges de tirs qui ont suivi, deux complices présumés ont trouvé la mort après une collision impliquant leur véhicule. Augustine Okechuku Maazi, arrêté lors de cette opération, fait face à huit chefs d'accusation, incluant le vol qualifié et la tentative de vol.
Enjeux judiciaires et poursuite des investigations
Placé en détention provisoire jusqu'au 16 septembre 2026, le prévenu a plaidé non coupable. Le ministère public s'est opposé à toute demande de libération sous caution, soulignant l'absence de domicile fixe du suspect et la nécessité de poursuivre l'enquête. Les autorités cherchent activement à identifier et interpeller les autres membres du réseau, dont le chef présumé, Harrison Chinedu, qui demeure en fuite. La transmission des preuves ordonnée par le tribunal d'Accra constitue une étape procédurale cruciale pour la suite des débats judiciaires.