Le deputy chief de la police métropolitaine d’Ekurhuleni, Julius Mkhwanazi, a été officiellement licencié après une suspension de plusieurs mois liée à des allégations de corruption et de mauvaise conduite. Il demeure en garde à vue, poursuivi pour plusieurs chefs d’accusation, dont un meurtre.
Suspension puis licenciement du responsable de la police d’Ekurhuleni
Julius Mkhwanazi était en suspension depuis novembre de l’année précédente, suite à des accusations internes de corruption et de conduite inappropriée. Après une procédure disciplinaire interne, les autorités ont confirmé son renvoi définitif du poste de deputy chief du département de police métropolitaine d’Ekurhuleni.
Charges criminelles et détention actuelle
En parallèle de la procédure disciplinaire, Mkhwanazi fait face à une série d’accusations pénales. Il est actuellement détenu par les forces de l’ordre sud-africaines. Parmi les chefs d’accusation figure le meurtre du chef d’entreprise Emmanuel Mbense, survenu en 2022, ainsi que d’autres infractions non détaillées dans les informations publiques.
Refus de caution et recours judiciaire
Le mardi précédent, le tribunal de première instance de Boksburg a refusé la demande de libération sous caution de Mkhwanazi et de cinq co‑accusés, estimant qu’ils n’avaient pas démontré de circonstances exceptionnelles justifiant leur remise en liberté. Leur avocat, Shafique Sarlie, a immédiatement annoncé le dépôt d’un avis d’appel auprès de la Haute Cour, arguant d’erreurs et de malentendus dans le jugement rendu par le tribunal de Brakpan. L’avis d’appel, d’une vingtaine de pages, cite notamment des incohérences factuelles et juridiques que la défense entend corriger dès que la transcription complète des débats sera disponible.
Enjeux pour la police d’Ekurhuleni et la confiance publique
Le licenciement de Mkhwanazi, combiné aux accusations graves qui pèsent sur lui, soulève des questions sur la gouvernance et l’intégrité du service de police d’Ekurhuleni. Les autorités locales sont sous pression pour rétablir la confiance du public, notamment en assurant la transparence des enquêtes internes et en renforçant les mécanismes de contrôle contre la corruption au sein des forces de l’ordre.