En juillet 2026, les exportations sénégalaises ont progressé de plus de 27 %, pour atteindre près de 670 milliards de FCFA (environ 1,02 milliard d’euros). Cette dynamique résulte principalement d’une envolée des flux pétroliers, tandis que d’autres filières traditionnelles affichent un recul.
Le pétrole brut et les produits raffinés, moteurs de la hausse
Les exportations de pétrole brut ont culminé à 273 milliards de FCFA, soit 416 millions d’euros, ce qui représente un triplement par rapport à juin 2026. À cela s’ajoutent les produits pétroliers raffinés et l’acide phosphorique, qui ont renforcé la balance commerciale du pays. Cette performance reflète l’essor des projets d’exploration et de production récemment lancés dans le bassin du Sénégal, ainsi que la montée en capacité des raffineries locales.
Des secteurs traditionnels en retrait
Malgré la tendance globale positive, certaines exportations ont reculé. Les ventes de gaz naturel liquéfié (GNL), de ciment hydraulique et de produits de la pêche ont connu une baisse notable au même mois. Ces diminutions s’expliquent en partie par des fluctuations de la demande internationale et par la concurrence accrue de producteurs voisins. Elles soulignent la vulnérabilité de la diversification sectorielle du Sénégal face à la domination croissante des hydrocarbures.
Une clientèle européenne et asiatique diversifiée
Sur le plan géographique, la Suisse s’impose comme premier acheteur sénégalais, suivie des Pays‑Bas, du Mali, de la Malaisie, de la Finlande, de la Turquie et de l’Inde. Cette palette de partenaires témoigne de l’internationalisation des exportations sénégalaises, mais aussi de la concentration des flux pétroliers vers des marchés à forte demande énergétique. La diversification des destinations reste un enjeu pour réduire la dépendance à quelques pays importateurs.
Perspectives : diversifier au-delà du pétrole
Les analystes avertissent que la pérennité de la croissance des exportations dépendra de la capacité du Sénégal à développer d’autres filières, notamment l’or non monétaire et les produits à forte valeur ajoutée. Un soutien accru aux secteurs du gaz, de la construction et de la pêche pourrait contrebalancer les risques liés à la volatilité des prix du pétrole. Le gouvernement envisage ainsi des politiques incitatives pour attirer les investissements étrangers dans ces domaines, afin de stabiliser la balance commerciale à moyen terme.