Libreville vibre pour la femme africaine

Par Rédaction KUMBA 3 min de lecture 39 lectures
Libreville vibre pour la femme africaine

Une salle comble au Prytanée militaire. Trois jours pour célébrer celles qui écrivent l’histoire, hier, aujourd’hui et demain. La première édition de la Journée de poésie Justo Bolekia transforme les bancs de l’institution militaire en tribune littéraire, où la parole des femmes africaines résonne comme une révolution en vers.


Un hommage qui déborde les frontières Placée sous le thème « La femme africaine hier, aujourd’hui et demain », cette rencontre transcende les disciplines. Universitaires, diplomates, élèves et chercheurs s’y pressent pour honorer une mémoire souvent effacée. « Elles portent nos peuples, construisent le présent et tissent l’avenir », rappelle Eugénie Éyang, vice-présidente du comité scientifique. Pourquoi tant de silence sur leur rôle ?

Le concours de poésie, temps fort de l’événement, a récompensé sept textes en trois catégories : jeunes (11-17 ans), adultes et chercheurs. « La qualité de l’écriture, la profondeur, l’émotion » ont marqué le jury. Les participants ont pu s’exprimer en français, espagnol ou en langues nationales gabonaises – une volonté claire de briser les barrières linguistiques et de faire dialoguer les cultures.


L’espagnol, langue du présent africain L’ambassadeur d’Espagne au Gabon, Rafael Chaves Beardo, a salué cette initiative comme « un symbole de l’hispanisme africain ». « L’avenir de l’espagnol n’est plus une promesse, il est là », a-t-il lancé, pointant du doigt une salle remplie d’étudiants et de passionnés. L’Afrique devient-elle le nouveau cœur de la langue de Cervantès ?

Cette édition, née d’un rêve porté par Véronique Solange Okome Béka, s’inscrit dans la lignée des grands discours de Martin Luther King ou Barack Obama. « Un jour, on rêve. Le lendemain, on agit », résume-t-elle. Soutenue par l’Ambassade d’Espagne, Casa África et l’AECID, la manifestation entend s’ancrer dans le paysage culturel gabonais.


Une tradition qui s’écrit Plus qu’un concours, cette journée est un manifeste. « Gardiennes des traditions, actrices du changement, bâtisseuses de demain » : les femmes africaines y sont célébrées sous toutes leurs formes. Et si la poésie était la clé pour les libérer des chaînes du silence ?

Les organisateurs annoncent déjà une seconde édition. « Ce n’est qu’un début », assure-t-on. Entre les murs du Prytanée militaire, une certitude persiste : l’Afrique a enfin trouvé sa voix. Et vous, l’entendez-vous ?

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