Le Syndicat national des journalistes tunisiens (SNJT) a annoncé que le reporter Mohamed Yousfi, détenu en garde à vue, a été opéré d'urgence pour une appendicite. Le syndicat réclame la fin des poursuites et la libération du journaliste afin qu’il puisse se rétablir dans des conditions dignes.
Detention et malaise du journaliste Mohamed Yousfi
Mohamed Yousfi a été placé en garde à vue au cours de la soirée du 4 septembre 2026. Au cours de sa détention, il aurait subi un malaise qui a conduit les services médicaux à le transporter d’urgence à l’hôpital. Les premiers éléments indiquent que le problème était une appendicite, nécessitant une intervention chirurgicale immédiate.
Urgence médicale et contraintes de la garde à vue
L’intervention a eu lieu dans la nuit du 4 septembre, alors que le journaliste était toujours sous la responsabilité des autorités de détention. Le SNJT souligne que les conditions de garde à vue – notamment le manque d’accès à des soins continus et à un environnement propice à la convalescence – sont incompatibles avec les exigences d’une récupération post‑opératoire. Selon le syndicat, la santé du détenu relève de la responsabilité directe de l’État, qui doit garantir un suivi médical adéquat même en détention.
Réactions du SNJT et appel à la libération
Dans un communiqué publié le 5 septembre, le SNJT a dénoncé la situation comme une atteinte aux droits fondamentaux du journaliste. Le syndicat a demandé l’abandon immédiat des poursuites à l’encontre de Mohamed Yousfi et son placement en liberté afin qu’il puisse bénéficier d’un suivi médical complet. Le SNJT rappelle que la liberté d’expression et la protection des professionnels de l’information sont des piliers essentiels d’une société démocratique.
Enjeux pour la liberté de la presse en Tunisie
Ce cas intervient dans un contexte de tensions accrues entre les autorités tunisiennes et les médias indépendants. La détention d’un journaliste pour des raisons politiques ou judiciaires, combinée à des problèmes de santé non pris en charge, alimente les inquiétudes quant au respect des libertés publiques. Le SNJT invite les instances internationales et les organisations de défense des droits humains à suivre de près l’évolution de ce dossier, qui pourrait devenir un indicateur de la manière dont la Tunisie gère les droits des journalistes en situation de détention.