Joseph Warioba, ex-Premier ministre tanzanien, accuse Samia Suluhu Hassan d’utiliser la force au lieu du dialogue pour garantir la paix

Par Rédaction KUMBA 2 min de lecture 44 lectures
Joseph Warioba, ex-Premier ministre tanzanien, accuse Samia Suluhu Hassan d’utiliser la force au lieu du dialogue pour garantir la paix

Lors d’une conférence du Centre pour la démocratie à Dar es Salaam, l’ancien Premier ministre Joseph Warioba a ouvertement critiqué la manière dont la présidente Samia Suluhu Hassan gère la crise post‑électorale, rappelant que la paix ne s’obtient pas par la force armée.

Intervention de Joseph Warioba au Centre pour la démocratie

Le lundi 7 septembre 2026, Warioba, figure respectée du parti au pouvoir CCM, a déclaré que la Tanzanie ne pouvait espérer la stabilité en s’appuyant sur les armes. Il a souligné que la priorité devait revenir aux bases du dialogue citoyen, estimant que la stratégie actuelle ne faisait que masquer l’insécurité par la répression.

Violences post‑électorales d’octobre 2025

Les propos de l’ancien Premier ministre s’inscrivent dans le sillage des élections présidentielles d’octobre dernier, où les forces de sécurité ont été accusées d’utiliser une force « meurtrière ». Le bilan officiel indique plus de 500 morts, tandis que les organisations de défense des droits humains avancent un chiffre se chiffrant en milliers. Ces disparités alimentent le sentiment d’injustice et renforcent les appels à une enquête indépendante.

Démission du vice‑président et climat de répression

La tension politique s’est aggravée avec la démission du vice‑président Emmanuel Nchimbi, suivie de son expulsion du CCM quelques jours plus tard. Nchimbi, qui avait incité les Tanzaniens à « se battre pour une nouvelle constitution », aurait été placé sous assignation à résidence, selon des sources locales. Cette évolution a renforcé la perception d’une gouvernance qui étouffe les voix dissidentes.

Réactions de l’opposition et de la société civile

Face à la crainte d’arrestations et d’enlèvements, l’opposition reste largement silencieuse, tandis que les organisations de la société civile dénoncent une atmosphère de terreur. Le discours de Warioba constitue l’une des rares prises de position publiques contre la politique de répression, rappelant aux autorités que la légitimité politique repose sur le respect des droits fondamentaux et non sur la simple capacité à imposer la force.

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