Invité de BFMTV le samedi 5 septembre, Jordan Bardella a présenté la prochaine élection présidentielle française comme un « moment de vérité », affirmant que le « plus grand danger » serait de « continuer comme avant ». Le président du Rassemblement national a placé l'immigration au rang de « priorité absolue » et défendu la position de son parti sur l'Ukraine.
Une présidentielle présentée comme un « moment de vérité »
Devant la chaîne d'information en continu, Jordan Bardella a livré sa grille de lecture du scrutin à venir. Selon ses propos relayés par la rédaction, le chef de file du RN considère que l'élection doit trancher entre « changer » et « continuer comme avant », formulation qu'il assimile au principal risque. La séquence s'inscrit dans un week-end d'interventions publiques marquées par sa présence à Birmingham, aux côtés de Nigel Farage, figure de la droite britannique.
L'immigration, axe central du discours
Le président du RN a réaffirmé que l'immigration constitue une « priorité absolue » de son projet, tout en cherchant à élargir le sujet à l'échelle européenne. Aleksandar Nikolic, député européen RN, a abondé dans ce sens, estimant que « l'immigration est un sujet français et européen ». Ce cadrage intervient alors que plusieurs responsables du parti participaient à un événement à Birmingham, dont la portée symbolique alimente les commentaires internes à la majorité présidentielle.
Ukraine : Bardella défend la ligne du parti
Interrogé sur le dossier ukrainien, Jordan Bardella a déclaré : « Nous avons toujours soutenu l'Ukraine », écartant les critiques venues de certaines voix de la majorité. Cette prise de position contraste avec les réserves exprimées par d'autres responsables RN par le passé, et vise à verrouiller le discours officiel du mouvement avant l'échéance présidentielle.
Les fractures internes et la ligne Le Pen-Bardella
Le déplacement à Birmingham a relancé les interrogations sur l'articulation entre Jordan Bardella et Marine Le Pen. Le président du RN a tenu à rappeler qu'il existe « avec Marine Le Pen une affinité politique et personnelle indéfectible », réponse indirecte aux analyses, comme celle de Jérôme Guedj, candidat à la primaire de la gauche, qui parle d'une ligne qui « chaque jour désavoue le chef de son parti ». Edwige Diaz, vice-présidente du RN, a pour sa part dénoncé des « polémiques inventées » par les opposants.