John Mahama rappelle les dirigeants d'institutions publiques à leurs obligations de gouvernance

Par Rédaction KUMBA 2 min de lecture 30 lectures
John Mahama rappelle les dirigeants d'institutions publiques à leurs obligations de gouvernance

Le président John Mahama a récemment fixé un cap exigeant pour les dirigeants des institutions publiques, insistant sur la nécessité de distinguer strictement les fonctions de gouvernance de celles de gestion opérationnelle. Lors d'une conférence dédiée aux conseils d'administration et aux directeurs généraux, il a rappelé que ces postes constituent une mission de service public fondée sur la compétence et l'intégrité, et non sur des privilèges personnels ou des affiliations politiques.

Une séparation nécessaire entre gouvernance et gestion

Le chef de l'État a mis en garde contre une confusion des rôles préjudiciable à la performance des entités étatiques. Il a spécifiquement exhorté les présidents de conseils d'administration à ne pas s'immiscer dans les décisions opérationnelles quotidiennes, soulignant qu'un conseil d'administration n'est pas une fonction honorifique. Selon lui, l'immixtion des administrateurs dans la routine managériale affaiblit la chaîne de responsabilité, tout comme le refus des directeurs généraux de se soumettre à une supervision légitime compromet la transparence.

L'exigence de redevabilité et de performance

Pour John Mahama, chaque cedi investi par l'État dans la rémunération des dirigeants doit se traduire par une productivité accrue et une valeur ajoutée mesurable pour la collectivité. Il a rappelé aux directeurs généraux que l'autorité exécutive est une responsabilité encadrée par la loi et les orientations stratégiques validées par le conseil. L'objectif est d'assurer que les ressources publiques soient gérées avec rigueur, en garantissant l'intégrité des rapports financiers et une gestion maîtrisée des risques institutionnels.

L'indépendance de jugement comme impératif

Le président a également insisté sur le devoir d'indépendance des membres des conseils d'administration. Il a encouragé ces derniers à faire preuve d'esprit critique, à examiner minutieusement les propositions qui leur sont soumises et à poser les questions difficiles nécessaires à la protection de l'intérêt général. Il a ainsi précisé que la loyauté envers le gouvernement ne doit jamais se traduire par un silence complice face à des décisions susceptibles de nuire à l'entreprise ou à l'État. En conclusion, il a réaffirmé que les nominations aux postes de direction doivent reposer exclusivement sur le mérite, la diligence et la compétence, écartant toute considération liée à la proximité avec les centres de pouvoir.

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