Le président ghanéen John Dramani Mahama a réaffirmé sa volonté d'accélérer le programme national d'infrastructures baptisé « Big Push ». Lors d'une visite de terrain dans la région d'Ahafo, il a souligné l'importance d'une gestion rigoureuse des chantiers et a plaidé pour une implication accrue du secteur privé dans le financement des projets publics.
Une surveillance accrue des chantiers routiers
Lors de l'inspection du pont de Ntotroso le 9 octobre, le chef de l'État a salué l'efficacité du ministre des Routes et des Autoroutes, Governs Kwame Agbodza. Selon le président, la pression exercée sur les entreprises contractantes permet de maintenir un rythme de travail conforme aux exigences du gouvernement. Cette rigueur opérationnelle est présentée comme un levier essentiel pour atteindre les objectifs de livraison fixés par l'exécutif, avec une échéance majeure : la finalisation de la majorité des contrats attribués d'ici fin 2025 pour une livraison effective à l'horizon 2027.
Le modèle de collaboration avec le secteur minier
Au-delà de la gestion des travaux publics, John Dramani Mahama a mis en avant le rôle stratégique des grandes entreprises privées, citant en exemple la collaboration avec le géant minier Newmont. Le président a encouragé les acteurs industriels et les institutions corporatives à s'engager davantage aux côtés de l'État. Il propose un modèle de co-financement où les coûts des projets d'infrastructure seraient partagés équitablement entre le gouvernement et les entreprises privées, tout en intégrant des volets de responsabilité sociétale.
Un levier pour le développement local
L'enjeu de ces partenariats dépasse la simple construction d'ouvrages. Pour le président, cette synergie entre le public et le privé doit permettre de soulager les finances de l'État tout en garantissant des retombées concrètes pour les communautés locales. En favorisant ces investissements conjoints dans les zones où les entreprises mènent leurs activités commerciales, le gouvernement espère transformer l'exploitation des ressources en un moteur de développement durable pour les populations hôtes, renforçant ainsi la coopération entre les acteurs économiques et les autorités publiques.