John Dramani Mahama impose une stricte séparation des pouvoirs au sein des entreprises publiques ghanéennes

Par Rédaction KUMBA 2 min de lecture 33 lectures
John Dramani Mahama impose une stricte séparation des pouvoirs au sein des entreprises publiques ghanéennes

Le président ghanéen John Dramani Mahama a formellement enjoint les présidents de conseils d'administration des entreprises d'État (SOE) de cesser toute immixtion dans la gestion opérationnelle quotidienne. Lors de la conférence 2026 de la State Interests and Governance Authority (SIGA), le chef de l'État a rappelé que la distinction entre la gouvernance stratégique et l'exécution managériale est une condition sine qua non de la performance publique.

Une frontière claire entre gouvernance et gestion

Le président Mahama a insisté sur le fait que les présidents de conseils d'administration ne doivent pas occuper des bureaux permanents ni se comporter comme des cadres exécutifs à plein temps. Selon lui, cette confusion des rôles affaiblit la reddition de comptes. Le conseil d'administration a pour mission exclusive de définir la direction stratégique, de superviser les risques, d'assurer l'intégrité des rapports financiers et de veiller à la performance institutionnelle, tandis que la direction générale conserve la responsabilité de la gestion courante.

Exigence de résultats et transparence

Pour le chef de l'État, l'autorité exécutive n'est pas un privilège personnel, mais une responsabilité mesurable. Il a annoncé qu'au cours du prochain cycle de reporting, chaque conseil d'administration devra s'accorder avec la direction sur des priorités chiffrées, incluant la performance financière, la qualité du service rendu et la conformité aux audits. La SIGA sera chargée de suivre ces indicateurs pour rendre la performance des entités publiques visible et transparente.

Sanctions contre l'opacité

Le message adressé aux dirigeants est sans équivoque : toute résistance à la supervision ou toute tentative de soustraire une entité au contrôle légal sera interprétée comme un refus de rendre compte de la gestion des actifs publics. Le président a prévenu que les manquements persistants, la mauvaise gestion des ressources ou le refus de coopérer avec la SIGA entraîneront des conséquences directes sur le maintien en poste des responsables concernés. Cette approche s'inscrit dans une volonté nationale de transformer les actifs publics en leviers de création de valeur réelle pour les citoyens ghanéens.

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