Lors d’une interview sur Joy News, l’ancien président du Ghana, John Agyekum Kufuor, a appelé les générations plus âgées à formaliser le partage de leurs connaissances afin d’accélérer la prise de responsabilités des jeunes leaders. Il estime que le mentorat structuré, combiné aux avantages technologiques des jeunes, peut réduire le temps d’apprentissage et renforcer le développement national.
Un appel du président Kufuor à la transmission intergénérationnelle
Kufuor rappelle que son ascension à la plus haute fonction du pays a été le fruit d’années d’apprentissage au travers de divers postes publics et professionnels. Conscient que les jeunes d’aujourd’hui ne disposent pas toujours du temps ou des opportunités nécessaires pour reproduire ce parcours, il insiste sur la responsabilité des aînés de « packager » leurs expériences. Selon lui, les fondations et les programmes de mentorat constituent les outils les plus efficaces pour transmettre ces leçons et laisser un héritage concret aux nouvelles générations.
Les atouts technologiques des jeunes face aux expériences des aînés
Le dirigeant souligne que les jeunes Ghanéens bénéficient aujourd’hui d’un accès largement supérieur à l’éducation, aux sciences et aux technologies numériques. Les outils de communication modernes permettent d’acquérir rapidement de l’information, contrairement aux années 1950‑1960 où, même dans une grande ville comme Kumasi, les lignes téléphoniques étaient rares. Cette évolution technologique, explique-t-il, crée une opportunité unique : les jeunes peuvent s’appuyer sur les connaissances historiques tout en exploitant les ressources numériques pour innover.
Vers un mentorat structuré : enjeux et perspectives pour le Ghana
Kufuor envisage un modèle de mentorat où les leçons du passé sont présentées de façon organisée, évitant aux jeunes de devoir tout découvrir par essais et erreurs. Un tel cadre permettrait d’identifier rapidement ce qui a fonctionné, ce qui a échoué et les ajustements possibles. En dotant les jeunes d’une vision claire des stratégies antérieures, le pays pourrait accélérer la mise en œuvre de projets de développement et renforcer la gouvernance. Le président exprime l’espoir que, grâce à ce transfert de savoir, la prochaine génération pourra non seulement reproduire les succès passés, mais les dépasser, propulsant le Ghana vers de nouveaux sommets.