Le tribunal de Liverpool a refusé la demande de remise en liberté de l’ancien milieu de terrain anglais Joey Barton, qui restera incarcéré jusqu’à son procès fixé au 8 mars 2027. Accusé d’avoir infligé des blessures graves à Kevin Lynch lors d’une altercation à Huyton, le footballeur, qui a joué pour l’Olympique de Marseille en 2012‑2013, conteste les faits.
Le juge David Porter rejette la caution
Lors d’une audience en visioconférence, le 44‑ans a sollicité une nouvelle remise en liberté sous caution. Le juge David Porter a estimé que les circonstances de l’affaire justifiaient le maintien de la détention, rappelant la gravité des accusations et le risque de récidive. Barton devra donc purger la période de Noël en prison avant d’être présenté devant la Crown Court de Liverpool.
Les faits reprochés : une agression à Fairway, Huyton
Le 8 mars dernier, au club de golf de Fairway, à Huyton, Barton aurait consommé de l’alcool avec Kevin Lynch, 51 ans, ancien entraîneur de football et fondateur de la NexGen Academy. Selon le parquet, l’ancien international aurait ensuite frappé Lynch à plusieurs reprises, le blessant gravement à l’œil. L’incident a conduit à une accusation de « blessures corporelles graves » et à la mise en examen de Barton, dont le procès a été reporté à mars 2027.
Un passé marqué par la violence et les condamnations
Cette affaire s’inscrit dans un historique de comportements violents. En 2007, Barton avait déjà été mis en cause pour avoir agressé son coéquipier Ousmane Dabo lors d’un entraînement à Manchester City. Depuis la fin de sa carrière en 2017, il a accumulé plusieurs condamnations pour propos haineux et misogynes sur les réseaux sociaux, dont une peine de six mois de prison avec sursis prononcée en décembre 2025.
Enjeux pour le football et la société britannique
Le maintien en détention de Barton relance le débat sur la responsabilité des sportifs face à leurs débordements hors du terrain. Au-delà de la dimension judiciaire, l’affaire questionne la manière dont les instances sportives et les supporters perçoivent les comportements violents et les discours discriminatoires, et rappelle la nécessité d’une vigilance accrue pour protéger la réputation du football anglais.