Jean-Luc Mélenchon propose une refonte radicale de la régulation financière et de l'épargne en France

Par Rédaction KUMBA 2 min de lecture 2 lectures
Jean-Luc Mélenchon propose une refonte radicale de la régulation financière et de l'épargne en France

Le programme « L'Avenir en commun » porté par Jean-Luc Mélenchon et La France insoumise dévoile une série de mesures visant à reprendre le contrôle des flux financiers. Ces propositions, qui touchent aussi bien l'épargne des ménages que le fonctionnement des marchés boursiers, cherchent à réorienter les capitaux vers l'économie productive nationale tout en limitant la spéculation à court terme.

Réorientation fiscale de l'assurance-vie

L'assurance-vie, qui totalisait 2 161 milliards d'euros d'encours à fin septembre 2026, est au cœur de la stratégie de LFI. Le programme propose de supprimer les avantages fiscaux liés aux placements effectués à l'étranger. L'objectif affiché est d'inciter les épargnants et les assureurs à privilégier le financement des entreprises françaises. Si le document ne précise pas les modalités techniques d'une telle distinction, il soulève des questions sur le traitement des contrats mixtes et des actifs internationaux, dans un contexte où une part significative de l'épargne est déjà investie dans le financement des entreprises, qu'elles soient nationales ou étrangères.

Fin de la cotation continue en Bourse

Une mesure notable du programme consiste à mettre fin à la cotation continue sur Euronext Paris. Actuellement, les actions peuvent être échangées en temps réel tout au long de la séance boursière. LFI suggère de généraliser le système de « fixing », où les transactions ne s'opèrent qu'à des horaires déterminés. Cette réforme vise à réduire la volatilité et la spéculation financière, en favorisant les investisseurs de long terme. Dans cette même logique, le parti propose de moduler les droits de vote des actionnaires selon la durée de détention de leurs titres, renforçant ainsi le poids des investisseurs stables face aux acteurs de passage.

Encadrement des dividendes et des flux étrangers

Le volet économique du programme s'attaque également à la gestion des entreprises. Il prévoit d'interdire la distribution de dividendes lorsque les bénéfices annuels sont négatifs et de conditionner le versement de dividendes à l'absence de licenciements économiques. Par ailleurs, la puissance publique entend accroître son influence sur l'allocation du crédit. Parmi les pistes évoquées figurent l'exigence d'un dépôt de garantie auprès de la Banque de France pour les investissements étrangers, un encadrement strict des rachats d'entreprises par endettement (LBO) et une transformation de la Banque publique d'investissement pour soutenir prioritairement les besoins industriels et écologiques.

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