Dans une interview accordée à Darius Rochebin sur LCI le 21 septembre, le président argentin Javier Milei a dénoncé la décadence de l'Europe, accusant le continent d'être « en train de couler » et suggérant que Rome, et non Bruxelles, devrait en être la capitale.
Une critique virulente du modèle européen
Javier Milei, qui s’est fait connaître en promettant de réduire drastiquement les dépenses publiques en Argentine, a décrit l’Europe comme un « vieux continent » affaibli par l’immigration massive et le « wokisme ». Selon lui, ces phénomènes alimentent une forme d’État‑providence décadente, incapable de soutenir la croissance et la compétitivité.
Bruxelles pointée du doigt, Rome présentée comme alternative
Le président a ciblé Bruxelles, siège des institutions de l’Union européenne, comme le symbole de cette décadence. Il estime que la ville ne mérite pas son statut de capitale politique du continent. En revanche, il a proposé Rome, capitale de l’Italie dirigée par la Première ministre Giorgia Meloni, comme modèle plus digne de représenter l’Europe.
Alliances idéologiques et portée internationale
Milei a rappelé que des dirigeants d’extrême droite, notamment Viktor Orbán, ancien Premier ministre hongrois, partagent son constat d’un Europe stagnante. Cette convergence d’opinions entre leaders anti‑UE souligne une tendance croissante à l’intérieur du spectre politique mondial, où la critique du système européen se mêle à des revendications souverainistes.
Implications pour les relations Argentine‑UE
Ces déclarations, bien que principalement rhétoriques, pourraient compliquer les échanges diplomatiques et économiques entre l’Argentine et les pays membres de l’UE. Le discours de Milei, aligné sur une vision ultra‑libérale, risque de heurter les partenaires européens, déjà attentifs aux positions critiques de certains gouvernements d’Amérique latine.
Contexte intérieur et portée de la rhétorique
En Argentine, Milei poursuit une politique de réduction des dépenses publiques et de libéralisation économique, ce qui le place en porte‑à‑faux de la gauche traditionnelle. Sa prise de parole contre l’Europe s’inscrit dans une stratégie de différenciation idéologique, visant à consolider son soutien parmi les électeurs favorables à une rupture avec les modèles sociaux européens.