Le président argentin Javier Milei a profité de son allocution devant l'Assemblée générale des Nations unies, le 23 septembre 2026, pour réitérer ses critiques virulentes à l'encontre de l'institution internationale. Entre remise en cause de la souveraineté argentine sur les îles Malouines et rejet catégorique d'une gouvernance mondiale de l'intelligence artificielle, le dirigeant ultralibéral a fustigé ce qu'il considère comme une bureaucratie déconnectée des réalités.
Une charge frontale contre le multilatéralisme
Javier Milei a qualifié l'ONU d'organisation « inutile », accusant ses instances de favoriser l'émergence du chaos et du terrorisme international plutôt que de garantir la sécurité collective. Le chef de l'État argentin a particulièrement déploré l'inaction de l'institution concernant la revendication historique de son pays sur les îles Malouines, actuellement administrées par le Royaume-Uni. Pour le président, cette passivité illustre l'échec des mécanismes diplomatiques onusiens à protéger les intérêts nationaux souverains.
Le rejet de toute régulation étatique sur l'IA
Sur le terrain technologique, le dirigeant argentin a pris le contre-pied des appels à une coordination mondiale prônés par le secrétaire général de l'ONU, Antonio Guterres. Javier Milei a balayé les « scénarios dystopiques » entourant l'intelligence artificielle, y voyant un prétexte pour accroître le contrôle de l'État sur l'innovation. Selon lui, confier la régulation de ces outils à des bureaucrates reviendrait à brider la productivité et la créativité humaine, des capacités qu'il juge essentielles pour le développement économique futur.
La remise en cause de la gestion sanitaire internationale
Le discours a également été marqué par une attaque virulente contre la gestion de la pandémie de Covid-19 par les organismes internationaux. Javier Milei a qualifié les mesures sanitaires mondiales d'« expérience de contrôle social » et a vivement critiqué l'Organisation mondiale de la Santé (OMS), dont l'Argentine s'est retirée. En qualifiant ces politiques de « génocide », le président argentin a réaffirmé sa rupture idéologique avec les institutions multilatérales, qu'il accuse d'avoir porté atteinte aux libertés individuelles fondamentales au nom d'une « obsession sanitaire ».