Le ministre jamaïcain des Affaires étrangères, Kamina Johnson Smith, a salué à New York l’adoption de la résolution 2797 du Conseil de sécurité de l’ONU, qui soutient le plan d’autonomie marocain comme solution la plus réaliste pour le Sahara occidental.
Adoption de la résolution 2797 et son contenu
Le 27 février, le Conseil de sécurité a adopté la résolution 2797, exprimant un appui complet au Secrétaire général de l’ONU et à son envoyé personnel pour faciliter les négociations. La résolution prend comme point de départ le plan d’autonomie proposé par le Maroc, en soulignant que « une autonomie authentique sous souveraineté marocaine pourrait constituer la solution la plus faisable ». Cette position officielle vise à relancer le processus de paix autour du conflit du Sahara occidental.
Communiqué conjoint Jamaïque‑Maroc
Lors d’une rencontre en marge de la 81ᵉ session de l’Assemblée générale des Nations unies, Kamina Johnson Smith et le ministre marocain des Affaires étrangères, de la Coopération africaine et des Expatriés marocains, Nasser Bourita, ont signé un communiqué. Les deux parties ont félicité le Royaume du Maroc pour ses efforts diplomatiques visant à obtenir un consensus international autour du plan d’autonomie, sous la direction du roi Mohammed VI. Le texte souligne la volonté de poursuivre les consultations politiques bilatérales et de coordonner leurs positions sur les questions d’intérêt commun.
Implications pour la diplomatie caribéenne et africaine
Le soutien jamaïcain à la proposition marocaine s’inscrit dans une stratégie plus large de renforcement des liens Sud‑Sud. En alignant sa position avec celle du Maroc, la Jamaïque cherche à consolider des partenariats économiques et politiques avec l’Afrique, tout en affirmant son rôle actif dans les débats multilatéraux de l’ONU. Cette démarche pourrait également influencer d’autres États de la région Caraïbe à prendre position sur le conflit du Sahara occidental.
Perspectives de suivi des négociations
Le communiqué prévoit la continuité des consultations entre les deux pays, sans préciser de calendrier précis. Les prochaines étapes dépendront de l’avancement des pourparlers menés par l’envoyé de l’ONU et de la capacité du Maroc à convaincre la communauté internationale de la viabilité de son plan d’autonomie. La Jamaïque, en tant que membre du groupe des États non‑alignés, jouera probablement un rôle de médiateur ou de soutien diplomatique supplémentaire.