Invité du programme Space live animé par Stanis Bujakera Tshiamala, le professeur Jacques Djoli Eseng'Ekeli, rapporteur à l’Assemblée nationale, a rappelé que le dialogue national convoqué par le président Félix Tshisekedi doit s’opérer à plusieurs niveaux pour être réellement inclusif.
Le contexte du dialogue national en RDC
Le président Félix Tshisekedi a lancé un dialogue national destiné à rassembler les forces politiques, les organisations de la société civile et les représentants régionaux afin de débattre des réformes institutionnelles et des défis socio‑économiques du pays. Cette initiative vise à créer un cadre de concertation permanente, mais son succès dépend de la capacité des parties prenantes à dialoguer au-delà du seul niveau central.
Jacques Djoli : un appel à la décentralisation du débat
Lors de son intervention, le professeur Djoli a souligné que le dialogue ne peut se limiter aux seules instances nationales. Selon lui, il doit s’étendre aux provinces, aux collectivités locales et aux communautés afin de refléter la diversité des réalités congolaises. Cette approche « à plusieurs niveaux » permettrait d’intégrer les préoccupations locales, de renforcer la légitimité des décisions et d’éviter la marginalisation de certaines régions.
Implications pour les acteurs politiques et la société civile
En insistant sur la pluralité des espaces de discussion, Djoli met en garde contre un processus trop centralisé qui risquerait de reproduire les blocages historiques. Pour les partis politiques, cela implique de préparer des programmes adaptés aux spécificités territoriales. Pour la société civile, c’est l’opportunité de faire entendre des revendications locales, notamment en matière de gouvernance, de services publics et de développement économique.
Perspectives et enjeux à suivre
Le propos de Jacques Djoli ouvre la voie à une réflexion sur la mise en œuvre concrète du dialogue à différents échelons. Les prochains mois seront déterminants pour observer si le gouvernement et les acteurs concernés traduiront cet appel en mécanismes de consultation régionale, en commissions locales ou en forums communautaires. La capacité du dialogue à générer des accords durables dépendra de la volonté politique d’allouer ressources et temps à ces niveaux décentralisés.