Ituri : la malnutrition s’intensifie chez les déplacés de Plaine Savo, privés d’accès à leurs champs

Par Rédaction KUMBA 2 min de lecture 38 lectures
Ituri : la malnutrition s’intensifie chez les déplacés de Plaine Savo, privés d’accès à leurs champs

Neuf cas de malnutrition sont admis chaque semaine au poste de santé de Médecins sans frontières à Plaine Savo, dans le territoire de Djugu (Ituri). Les déplacés, privés d’accès à leurs champs, voient leur sécurité alimentaire se détériorer rapidement.

Déplacement et perte d’accès aux terres agricoles

Le site de personnes déplacées de Plaine Savo, installé près de Fataki, regroupe des familles qui ont fui les violences et les conflits qui secouent le nord-est de la RDC. L’obstacle majeur à leur survie est la perte d’accès à leurs parcelles cultivables, essentielles pour assurer l’alimentation quotidienne. Sans la possibilité de travailler leurs champs, les ménages ne peuvent plus produire les denrées de base nécessaires à une nutrition équilibrée.

Montée des cas de malnutrition

Selon les données du poste de santé géré par Médecins sans frontières, la moyenne est de neuf admissions pour malnutrition chaque semaine. Ces chiffres reflètent une situation d’urgence sanitaire, où les enfants et les adultes vulnérables présentent des signes de sous‑nutrition aiguë. Le manque d’aliments, combiné à des conditions de vie précaires dans le camp, accentue le risque de complications graves.

Réponse médicale et besoins urgents

Le centre de santé de MSF assure le dépistage, le traitement et le suivi nutritionnel des personnes affectées. Les équipes médicales distribuent des suppléments alimentaires et des thérapies de réhydratation, tout en sensibilisant les familles aux pratiques d’hygiène. Cependant, la capacité d’accueil reste limitée face à la demande croissante, et les acteurs humanitaires appellent à un renforcement des ressources logistiques et financières.

Enjeux à moyen terme pour la communauté

La privation d’accès aux champs ne constitue pas seulement un problème de santé immédiat, mais menace également la résilience économique des déplacés. Sans moyen de produire leurs propres vivres, la dépendance à l’aide extérieure s’accentue, augmentant la vulnérabilité du groupe face à d’éventuelles coupures de financement. Une solution durable passerait par la sécurisation de l’accès aux terres agricoles ou la mise en place de programmes d’agriculture de subsistance dans le camp.

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