Italie : Meloni exige la vérité après la mort d’un Marocain lors d’une arrestation

Par Rédaction KUMBA 2 min de lecture 49 lectures
Italie : Meloni exige la vérité après la mort d’un Marocain lors d’une arrestation

La Première ministre italienne Giorgia Meloni a réclamé mardi une enquête approfondie après la mort d’un Marocain lors d’une interpellation à Bologne, dans le nord du pays. Elle a appelé à rechercher « la vérité jusqu’au bout » concernant le décès d’Abderrahim Fakir, un homme de 42 ans arrivé en Italie à l’âge de cinq ans.

Dans un message publié sur X, Giorgia Meloni a condamné les violences survenues lors d’une manifestation organisée lundi soir à Bologne en réaction à ce drame. « Il est impératif que les éventuelles implications soient établies avec la plus grande rigueur », a-t-elle déclaré, insistant sur la nécessité d’une enquête « sans préjugés ni complaisance pour quiconque ».

L’homme est décédé après avoir subi un plaquage ventral prolongé lors de son interpellation. Des images filmées par un riverain montrent Abderrahim Fakir, gémissant, implorant « à l’aide ! » tandis que deux policiers le maintiennent au sol. Les secours présents sur place ont ensuite constaté son inertie, le visage contre l’asphalte. Les policiers lui ont lié pieds et poings avant qu’un agent ne lui tapote l’épaule pour vérifier son état.

Le procureur de Bologne a ouvert une enquête sur ce décès, ordonnant une autopsie et l’analyse des images des caméras portées par les policiers. Deux agents et quatre secouristes sont visés par cette procédure. Selon le texte source, la police est intervenue après qu’un riverain a signalé un homme en proie « à une violente colère ».

La mort d’Abderrahim Fakir a provoqué une vague d’indignation et de colère, se traduisant par des manifestations dans plusieurs villes italiennes. À Bologne, une marche réunissant plusieurs milliers de personnes a dégénéré en heurts avec les forces de l’ordre. Selon la préfecture de police, 64 policiers ont été blessés lors de ces affrontements. D’autres médias locaux évoquent onze manifestants blessés.

Des appels à manifester ont été lancés mardi dans d’autres grandes villes, dont Milan, Florence et Naples. Le ministre de l’Intérieur Matteo Piantedosi a appelé à la retenue en attendant les conclusions de l’enquête, affirmant que « personne n’est au-dessus des lois ».

Cet événement s’inscrit dans un contexte de tensions récurrentes entre les forces de l’ordre et certaines communautés, notamment issues de l’immigration, en Italie. Les méthodes d’interpellation, en particulier les techniques de plaquage ventral, font régulièrement l’objet de débats publics et de critiques sur leur dangerosité.

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