Israël libère un Libanais détenu et promet la libération de cinq prisonniers

Par Rédaction KUMBA 3 min de lecture 43 lectures
Israël libère un Libanais détenu et promet la libération de cinq prisonniers

Israël a libéré un civil libanais détenu depuis des mois, une première depuis le début des négociations entre Beyrouth et Tel-Aviv, tout en annonçant la libération prochaine de cinq autres prisonniers. Cette mesure intervient dans un contexte de tensions persistantes entre les deux pays, malgré des avancées diplomatiques récentes.

Un geste symbolique dans un conflit prolongé

Malek Ghazi, le premier Libanais détenu par Israël à être libéré depuis le début des pourparlers en avril, a été transféré aux autorités libanaises via le Comité international de la Croix-Rouge (CICR). Selon les autorités libanaises, Ghazi, originaire de la région frontalière de Shebaa, avait disparu en octobre 2023 après être sorti pour faire de l’exercice. Sa famille n’avait plus eu de ses nouvelles depuis.

Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a justifié cette libération en invoquant la coopération du Liban dans la recherche des corps de dirigeants juifs libanais enlevés et assassinés dans les années 1980 par des groupes armés. Les cinq prisonniers dont la libération est annoncée ont, selon Israël, été interrogés et jugés non liés à des organisations terroristes.

Beyrouth salue l’initiative mais réclame davantage

Le Premier ministre libanais Nawaf Salam a salué la libération de Ghazi, remerciant l’administration américaine pour son rôle dans les négociations. Cependant, il a réaffirmé la volonté de son gouvernement de poursuivre les efforts « jusqu’à la libération de tous les prisonniers, la clarification du sort des disparus et le retrait complet des forces israéliennes du territoire libanais ».

Les autorités libanaises estiment qu’au moins 30 citoyens sont toujours détenus par Israël depuis le début de la guerre en 2024, bien que ce chiffre n’ait pas été officiellement confirmé. Ces négociations s’inscrivent dans un cadre plus large visant à désamorcer les tensions entre les deux pays, après plus d’un an d’affrontements meurtriers ayant fait plus de 4 300 morts au Liban.

Un cessez-le-feu fragile et des tensions persistantes

Un accord de cessez-le-feu, négocié sous l’égide des États-Unis et de l’Iran en juin, avait permis une relative accalmie. Un autre accord, signé entre Israël et le Liban en juin, prévoit le désarmement du Hezbollah, un retrait progressif des forces israéliennes du sud du Liban et le déploiement de l’armée libanaise dans la région. Pourtant, les violences se poursuivent : Israël a mené des incursions dans plusieurs villages du sud du Liban ces derniers jours, dont Halta, Haddatha et Baraachit, tout en procédant à des destructions de bâtiments.

Alors qu’une nouvelle session de négociations est attendue à Rome d’ici la fin du mois, la situation reste précaire. Les frappes israéliennes et les avancées militaires sur le terrain rappellent les défis persistants pour une paix durable dans la région.

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