Israël : Gadi Eizenkot en position de force pour tenter de former un nouveau gouvernement

Par Rédaction KUMBA 2 min de lecture 5 lectures
Israël : Gadi Eizenkot en position de force pour tenter de former un nouveau gouvernement

Dix jours après les élections législatives en Israël, le paysage politique se recompose au profit du centriste Gadi Eizenkot. Soutenu par les partis arabes, ce dernier s'impose comme le candidat le plus apte à réunir une majorité parlementaire, au détriment de Benjamin Netanyahu dont l'influence s'effrite.

Une nouvelle dynamique parlementaire

La donne a radicalement changé avec le ralliement des partis arabes à la candidature de Gadi Eizenkot. Cette alliance potentielle porte la coalition anti-Netanyahu à 67 sièges, dépassant largement le seuil de la majorité absolue fixée à 61 députés. Parallèlement, Benjamin Netanyahu voit son assise se réduire, un parti ultra-orthodoxe ayant retiré son soutien, faisant chuter son bloc de 53 à 46 sièges. Dans ce contexte, le président Isaac Herzog devrait logiquement désigner Gadi Eizenkot pour tenter de constituer un gouvernement dans les prochains jours.

Le défi de la réconciliation des contraires

Être chargé de former un exécutif ne garantit pas pour autant le succès. Gadi Eizenkot fait face à un casse-tête politique : sa propre coalition abrite des courants nationalistes, comme celui d'Avigdor Liberman, qui s'opposent fermement à toute collaboration avec les partis arabes. Pour sceller une alliance, Eizenkot a posé des conditions strictes, notamment la reconnaissance du caractère juif de l'État et la qualification du Hamas comme mouvement terroriste. Ces exigences placent les dirigeants arabes dans une position délicate, ces derniers craignant pour leur sécurité personnelle en cas de prise de position publique trop tranchée sur ces sujets sensibles.

La stratégie de l'attente pour Netanyahu

Si Gadi Eizenkot dispose de 28 jours, renouvelables une fois, pour réussir cet exploit diplomatique et politique, l'échec reste une possibilité réelle. En cas d'impasse, le président pourrait solliciter un second candidat, probablement Benjamin Netanyahu. Ce dernier semble miser sur une paralysie prolongée du système pour provoquer la dissolution de l'assemblée et obtenir de nouvelles élections au printemps. En attendant, le Premier ministre sortant conserve ses prérogatives, maintenant une influence directe sur les dossiers sécuritaires et les orientations stratégiques du pays, tout en observant les difficultés de son rival à unifier une majorité hétéroclite.

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