Israël : Gadi Eisenkot en position de force pour former un gouvernement face à Benjamin Netanyahu

Par Rédaction KUMBA 2 min de lecture 3 lectures
Israël : Gadi Eisenkot en position de force pour former un gouvernement face à Benjamin Netanyahu

Le paysage politique israélien est en pleine reconfiguration après les élections législatives du 27 octobre. Le candidat centriste Gadi Eisenkot émerge comme le favori pour diriger le prochain gouvernement, soutenu par les formations arabes israéliennes, tandis que le Premier ministre sortant Benjamin Netanyahu voit ses appuis traditionnels s'effriter.

Le basculement des soutiens parlementaires

Le président Isaac Herzog, qui mène actuellement des consultations avec les forces politiques, doit désigner d'ici le 11 novembre la personnalité chargée de former une coalition. La dynamique a basculé en faveur de Gadi Eisenkot, ancien chef d'état-major, après que la Liste unifiée a annoncé son intention de le recommander. Ce ralliement, couplé à celui de la formation Raam, porte le total des recommandations pour Eisenkot à 67, bien au-delà du seuil des 61 sièges nécessaires à la majorité à la Knesset.

L'affaiblissement du bloc de Benjamin Netanyahu

Parallèlement, Benjamin Netanyahu subit un revers stratégique majeur. Son allié historique, le parti ultra-orthodoxe Judaïsme unifié de la Torah (JUT), a refusé de le soutenir, préférant l'abstention. Ce désaveu, motivé par des désaccords profonds sur la conscription des étudiants religieux, réduit le socle de soutien du Premier ministre sortant à 46 sièges. Cette fragilisation interne complique considérablement ses chances de retour au pouvoir, alors que son camp n'avait déjà obtenu que 53 sièges lors du scrutin.

Les défis d'une coalition hétérogène

Malgré son avantage numérique, Gadi Eisenkot fait face à un défi politique complexe. Une partie de son propre bloc d'opposition refuse catégoriquement toute alliance formelle avec les partis arabes, dans un contexte social marqué par les traumatismes persistants de l'attaque du 7 octobre. L'intégration de ces formations dans une majorité gouvernementale reste un sujet hautement inflammable pour l'électorat juif.

Plusieurs scénarios sont désormais envisagés pour sortir de l'impasse. Si l'option d'un gouvernement minoritaire soutenu de l'extérieur par les partis arabes est évoquée, elle se heurte à l'opposition de figures nationalistes comme Avigdor Liberman. En coulisses, le président Isaac Herzog privilégierait la piste d'un gouvernement d'union nationale composé uniquement de partis juifs sionistes, une solution qui permettrait d'exclure les formations arabes et ultra-orthodoxes, mais dont la viabilité reste à démontrer.

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