Israël face à une impasse politique majeure après des élections législatives sans majorité claire

Par Rédaction KUMBA 2 min de lecture 11 lectures
Israël face à une impasse politique majeure après des élections législatives sans majorité claire

Les résultats des sondages de sortie des urnes en Israël révèlent une absence de majorité claire pour former un nouveau gouvernement, plongeant le pays dans une phase d'incertitude institutionnelle. Aucun des deux blocs principaux ne semble en mesure d'atteindre le seuil critique des 61 sièges nécessaires à la Knesset, rendant les prochaines semaines déterminantes pour la stabilité politique du pays.

Un équilibre des forces précaire

Le Likoud, parti du Premier ministre sortant Benjamin Netanyahu, est crédité de 50 sièges, tandis que le bloc d'opposition mené par Gadi Eisenkot (parti Yashar) en obtiendrait 52. Avec 18 sièges projetés, les partis arabes se retrouvent dans une position charnière, bien que les deux principaux candidats au poste de Premier ministre aient jusqu'ici exclu toute alliance avec ces formations. Cette configuration laisse le pays dans une impasse où le rôle de « faiseur de rois » pourrait être déterminant, à condition que les barrières idéologiques soient levées.

Le processus de nomination présidentielle

Le dénouement dépendra désormais du président Isaac Herzog. Après la publication des résultats officiels prévue le 4 novembre, il consultera les chefs de partis pour désigner la personnalité la mieux placée pour bâtir une coalition. Ce choix ne se porte pas automatiquement sur le leader du parti arrivé en tête. Une fois désigné, le candidat disposera de 28 jours, renouvelables une fois pour 14 jours, pour obtenir la confiance de la Knesset. En cas d'échec, le président pourra solliciter un autre député, voire un troisième, avant d'envisager une dissolution du Parlement.

Le spectre d'un nouveau blocage électoral

Si aucune majorité ne parvient à se dégager, Israël pourrait se diriger vers un nouveau cycle électoral, une situation déjà vécue entre 2019 et 2020. Dans l'attente d'une issue, Benjamin Netanyahu conserverait ses fonctions à la tête d'un gouvernement de transition. Les analystes soulignent que la sortie de crise dépendra de la capacité des acteurs politiques à dépasser leurs engagements de campagne, notamment concernant le refus de collaborer avec certaines formations, sous peine de prolonger une instabilité qui pèse sur la gouvernance du pays depuis plusieurs années.

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