Israël a condamné le discours du président français Emmanuel Macron devant l'ONU comme une "absurdité grotesque", rejetant sa description du conflit dans la bande de Gaza et en Cisjordanie et soulignant une divergence diplomatique de taille avant que Benjamin Netanyahu ne s'exprime à son tour jeudi à la même tribune.
Le sévère réprimande d'Israël contre les propos de Macron
Le bureau du Premier ministre Benjamin Netanyahu a qualifié de "sidérante" la déclaration du chef de l'État français. Il a rappelé qu'un citoyen français père de six enfants avait été assassiné dans sa voiture par un terroriste du Hamas en Judée-Samarie, soulignant ainsi le coût humain de la violence attribuée au Hamas. La réaction israélienne marque une rupture diplomatique notable, le gouvernement hébreu rejetant frontalement le récit présenté par Macron devant l'Assemblée générale des Nations unies.
Le discours de Macron à l'ONU : Gaza, Cisjordanie et le discours sur le Hamas
Dans son intervention, Emmanuel Macron a dénoncé la situation à Gaza, mais aussi en Cisjordanie et au Liban. "Regardez ce qu'il se passe en Cisjordanie, où chaque jour des violations sont faites, au nom de quoi ? Le Hamas n'a jamais sévi en Cisjordanie", a déclaré le président français, frappant plusieurs fois du poing sur son pupitre. Il a qualifié le spectacle observé à Gaza et en Cisjordanie d'inacceptable "spectacle qui nous fait honte à tous", interrogeant la crédibilité de la communauté internationale face à l'inaction. Son ton virulent et son engagement à pousser pour une solution diplomatique ont dominé son allocution.
Poussée diplomatique pour une solution à deux États et le respect de la souveraineté libanaise
Macron a plaidé pour bâtir une solution à deux États, affirmant qu'il s'agit de la condition de "la sécurité d'aujourd'hui et de demain pour Israël et pour son peuple". Il a également appelé au respect de la souveraineté du Liban, qui seul pourra "désarmer le Hezbollah et restaurer la sécurité pour tous les Libanais et ses voisins". Ce discours dense et parfois enflammé a été prononcé lors de la dernière intervention d'Emmanuel Macron aux Nations unies avant la fin de son mandat à l'Élysée en mai 2027.
La réponse prochaine de Benjamin Netanyahu à l'ONU
Benjamin Netanyahu doit prendre la parole à son tour jeudi à l'Assemblée générale des Nations unies, offrant une vision concurrente de la sécurité israélienne et de la gestion du conflit. Son intervention est attendue avec attention par les observateurs, car elle pourrait esquisser les contours de la position israélienne face aux propositions françaises et au débat en cours au sein de la communauté internationale.