GoldBod a mené une série d’interventions sur le marché des changes au cours des trois dernières semaines, offrant au cedi ghanéen un répit modeste : le dollar s’échange désormais autour de 12,15 GH₵ dans le réseau de bureaux de change.
Intervention de 130 M$ et rebond du cedi en interbancaire
Le conseil d’administration de GoldBod a vendu à vue 130 millions de dollars américains à un taux de 11,60 GH₵ le dollar, dans le but de soutenir la valeur de la monnaie locale. Cette injection a permis au cedi de regagner 1,20 % face au dollar et à la livre sterling sur le marché interbancaire, clôturant la séance à 11,65 GH₵/$ et 15,57 GH₵/£. Le taux euro‑cedi a également progressé de 0,16 % pour atteindre 13,04 GH₵/€.
Stabilité du taux de change au détail
Sur le segment de la vente au détail, le cedi a maintenu une relative stabilité, s’échangeant à 12,10 GH₵ le dollar à la fin de la période observée, soit une hausse de 0,32 % face à la livre et de 1,11 % contre l’euro (15,85 GH₵/£ et 13,50 GH₵/€). Au cours de la semaine suivante, le taux a légèrement glissé à 12,15 GH₵/$, reflétant une perte cumulée d’environ 9 % depuis le début de l’année.
Programme d’octobre 2026 : 1,5 milliard de dollars prévus
Dans le cadre de son programme d’octobre 2026, GoldBod prévoit de mettre à disposition 1 milliard de dollars aux banques commerciales et de fournir un complément de 500 millions de dollars à la Banque du Ghana pour renforcer ses réserves. Cette enveloppe de 1,5 milliard de dollars s’inscrit dans une stratégie plus large d’intervention sur le marché des changes, visant à soutenir la reprise et la stabilité du cedi à moyen terme.
Enjeux pour la politique monétaire ghanéenne
Ces opérations illustrent la volonté des autorités monétaires ghanéennes d’atténuer la pression inflationniste liée à la dépréciation du cedi. En stabilisant le taux de change, GoldBod cherche à limiter l’impact des importations coûteuses sur le pouvoir d’achat des ménages et à rassurer les investisseurs étrangers. Toutefois, la perte annuelle de 9 % du cedi souligne la persistance de vulnérabilités externes, notamment la dépendance aux cours du dollar et aux flux de capitaux volatils.