Le président chinois Xi Jinping a affirmé que la Chine et les États-Unis portent une responsabilité commune dans le développement et la gouvernance de l'intelligence artificielle. Lors d'une visite d'État aux États-Unis, le dirigeant a plaidé pour une gestion concertée de cette technologie afin d'assurer qu'elle demeure sous contrôle humain tout en favorisant la prospérité mondiale.
Une vision partagée de la gouvernance technologique
Pour Xi Jinping, les deux premières puissances mondiales ont l'obligation de piloter la trajectoire de l'IA. Le président chinois a souligné que les décisions prises aujourd'hui par Pékin et Washington auront des répercussions durables sur la paix et le développement économique pour les décennies à venir. L'objectif affiché est de garantir que les avancées technologiques servent le bien-être des populations tout en évitant les dérives liées à une autonomie incontrôlée des systèmes.
Le défi de la superintelligence au cœur des échanges
La question de la « superintelligence », capable de raisonner et d'agir de manière autonome, constitue le point focal des discussions entre Xi Jinping et Donald Trump. Alors que le débat sur la régulation divise la communauté internationale, le président américain a exprimé son scepticisme face aux appels à une autorégulation du secteur privé. Donald Trump privilégie une approche centrée sur les institutions étatiques, notamment le département de la Justice, rejetant les propositions de consortiums privés suggérées par certains acteurs de la tech comme Meta.
Des approches divergentes sur la régulation
La position des deux dirigeants contraste avec les appels croissants de chercheurs et de chefs d'entreprise, tels que Mark Zuckerberg, qui préconisent des mécanismes de contrôle plus souples ou des consortiums industriels. De son côté, Sam Altman, dirigeant d'OpenAI, a récemment plaidé devant l'ONU pour une approche multilatérale, invitant les nations à harmoniser leurs intérêts. Malgré ces divergences sur la méthode, la rencontre entre les deux chefs d'État marque une étape cruciale dans la définition des normes internationales qui encadreront la prochaine révolution technologique.