Une grande affiche représentant la Première dame du Sénégal a été installée sur la colline des Mamelles, l’un des points de vue les plus emblématiques de Dakar. Le geste a immédiatement déclenché une vive polémique, notamment de la part de l’ancien ministre Yoro Dia, qui estime que l’image dénature le paysage naturel et propose de le remplacer par une statue de Cheikh Anta Diop.
Critiques du ministre Yoro Dia et appel à la préservation du paysage
L’ancien ministre a exprimé son mécontentement sur le réseau X, qualifiant l’affiche de « faute de goût » et dénonçant son implantation sur un site naturel considéré comme un repère visuel de la capitale. Selon lui, la présence de l’image « balafre le flanc de cette belle colline dont la vue est sublime », nuisant ainsi à la qualité du panorama qui attire résidents et visiteurs.
Proposition d’un symbole historique : la statue de Cheikh Anta Diop
Dans le même message, Yoro Dia a suggéré de remplacer l’affiche par une statue du savant Cheikh Anta Diop, qu’il décrit comme une incarnation de la Renaissance africaine. Il rappelle le Monument de la Renaissance africaine déjà présent sur les Mamelles, arguant que un hommage à Diop renforcerait la dimension culturelle et éducative du site tout en respectant son caractère naturel.
Enjeux de l’aménagement des Mamelles pour la capitale sénégalaise
Le différend relance le débat plus large sur la gestion des espaces publics à Dakar. Les Mamelles, à la fois zone de loisirs, point de repère touristique et espace écologique, sont régulièrement soumises à des projets d’aménagement. Les autorités locales sont ainsi confrontées à la nécessité de concilier visibilité politique, attractivité touristique et préservation environnementale, tout en assurant la participation des acteurs locaux dans les décisions.
Réactions du public et perspectives pour les autorités
Les réseaux sociaux ont vu s’affronter partisans de la mise en avant de la Première dame, qui y voient une visibilité positive pour les actions du premier couple, et défenseurs du patrimoine naturel, qui redoutent une marchandisation du paysage. Aucun communiqué officiel n’a encore été publié par le cabinet de la Première dame ou par la mairie de Dakar, mais le sujet devrait figurer à l’ordre du jour des prochaines réunions d’urbanisme, où la question du caractère symbolique des installations publiques sera réexaminée.