Le président de l’Assemblée législative du peuple du Burkina Faso, Dr Ousmane Bougouma, a inauguré la première session du parlement de la Confédération des États du Sahel (AES) à Niamey, où 45 députés confédéraux ont été officiellement installés.
Composition et mandat des députés confédéraux
Les 45 députés proviennent des parlements nationaux du Burkina Faso, du Mali et du Niger, chaque État étant représenté par 15 membres. Portant le titre de « député confédéral », ils sont chargés de débattre et d’émettre des avis lors des sessions confédérales, afin d’harmoniser les positions des trois pays sur les questions relevant de la Confédération.
Déroulement de la première session à Niamey
La session, qui s’étend du 24 au 29 août 2026, a débuté par une cérémonie d’ouverture à laquelle ont assisté les délégations parlementaires du Tchad et du Togo, témoignant d’un intérêt élargi au-delà des trois membres fondateurs. Les travaux ont rapidement donné lieu à l’ouverture officielle des assises du parlement de l’AES, présidées par le Premier ministre nigérien, Ali Mahaman Lamine Zeine, qui représente le président du Niger, le général d’armée Abdourahamane Tiani.
Enjeux de la coopération parlementaire régionale
Cette première rencontre vise à poser les bases d’une coopération parlementaire plus étroite entre le Burkina Faso, le Mali et le Niger, trois États confrontés à des défis communs en matière de sécurité, de développement économique et de gouvernance. En créant un cadre institutionnel commun, la Confédération des États du Sahel cherche à renforcer la coordination des politiques publiques, à faciliter les échanges législatifs et à promouvoir une réponse collective aux enjeux du Sahel.
Perspectives pour la Confédération AES
Au terme de la session, les députés confédéraux devront formuler des recommandations concrètes pour les gouvernements nationaux et préparer les futures réunions du parlement confédéral. Le suivi de ces travaux sera crucial pour mesurer l’impact réel de la Confédération sur la stabilité et le développement du Sahel, ainsi que pour évaluer la capacité des institutions à traduire la coopération en actions concrètes.