Insécurité persistante dans l'État de Benue : six policiers tués en quatre jours à Ayilamo

Par Rédaction KUMBA 2 min de lecture 30 lectures
Insécurité persistante dans l'État de Benue : six policiers tués en quatre jours à Ayilamo

La localité d'Ayilamo, située dans l'État de Benue, est le théâtre d'une escalade de violence meurtrière visant les forces de sécurité. En l'espace de quatre jours, six policiers ont été tués dans des embuscades attribuées à des groupes armés, remettant en question l'efficacité du récent maillage sécuritaire déployé dans cette zone sensible.

Une série d'attaques ciblées

Le dernier incident en date s'est produit le lundi 14 septembre, lorsqu'une patrouille escortant le commissaire de police de la division d'Ayilamo a été prise en embuscade. Ce drame survient seulement quatre jours après une attaque massive survenue le 10 septembre, au cours de laquelle quatre autres agents de la police mobile et sept civils ont perdu la vie. Selon les témoignages recueillis sur place, les assaillants, suspectés d'être des éleveurs armés, utiliseraient les zones forestières et les villages désertés du conseil de Tombo comme base opérationnelle pour mener leurs incursions.

L'épreuve du maillage territorial

Ces violences surviennent alors que la police nigériane avait entrepris, en août 2025, une restructuration majeure de son dispositif dans l'État de Benue. La station de police d'Ayilamo avait été élevée au rang de quartier général divisionnaire afin de réduire les délais d'intervention et de mieux couvrir les zones géographiques isolées. L'objectif affiché était de répondre plus efficacement aux conflits récurrents entre agriculteurs et éleveurs. Toutefois, la récurrence des attaques suggère que ce renforcement structurel peine à neutraliser les menaces actives dans les zones rurales difficiles d'accès.

Soutien aux familles et enjeux sécuritaires

Parallèlement à la gestion de cette crise, le commandement de la police de l'État de Benue a procédé à la remise d'indemnités d'assurance aux familles des agents tombés en service. Si cette initiative vise à apporter un soutien matériel aux proches des victimes, elle souligne la lourdeur du tribut payé par les forces de l'ordre dans cette région. Face à la persistance de ces embuscades, les résidents d'Ayilamo appellent désormais à des opérations de sécurisation plus soutenues et permanentes dans les forêts environnantes, pointant du doigt les risques liés aux zones abandonnées qui servent de refuges aux groupes armés.

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