Le dimanche 27 septembre, une pluie diluvienne a submergé huit quartiers de N'Zérékoré, provoquant l'effondrement de dizaines de maisons et poussant le gouverneur à intervenir rapidement pour éviter toute perte humaine.
Des pluies diluviennes submergent huit quartiers de la ville
Aux alentours de 5 h du matin, des précipitations intenses ont touché la capitale du Sud-Est guinéen, inondant les secteurs Commercial, Tilépoulou, Wesssoua, Horoya, Dorota, Belle Vue, Kwiteyapoulou et Angola. Les eaux ont rapidement envahi les habitations, transformant les rues en rivières et rendant l’accès aux services de base impossible.
Des habitations détruites et des familles dévastées
Dans les zones touchées, des dizaines de maisons ont été submergées, certaines s’effondrant sous la pression de l’eau. Les résidents, confrontés à la perte de leurs biens, ont exprimé leur désarroi. Monsieur Condé, l’un des sinistrés, a déclaré : « J’ai tout perdu. Ma maison s’est écroulée. Tout est parti dans l’eau. » Une femme a ajouté que la situation était « très difficile avec la conjoncture actuelle », soulignant l’impact combiné de la catastrophe et des conditions économiques déjà précaires.
Intervention des autorités régionales et mesures d’urgence
Le colonel Moussa Condé, gouverneur de la région, s’est rendu sur place accompagné des autorités communales et préfectorales. Il a assuré que les services de sécurité et de défense avaient déjà secouru des riverains en détresse et que, malgré l’ampleur des dégâts matériels, aucune perte humaine n’était à déplorer. Le responsable régional de l’ANGUCH, Aly Badra Camara, a confirmé que les équipes étaient sur le terrain depuis le matin pour évaluer les dommages, qualifiant les pertes matérielles d’« énormes ».
Enjeux de prévention et perspectives pour N'Zérékoré
Le gouverneur a annoncé la mise en place de mesures visant à prévenir la répétition d’un tel drame, bien que les détails restent à préciser. La communauté locale, encore en train de vider ses maisons de l’eau, fait preuve de solidarité face à la désolation. Cette inondation met en lumière la vulnérabilité des infrastructures urbaines guinéennes face aux phénomènes climatiques extrêmes et soulève la nécessité d’investir dans des systèmes de drainage et de gestion des eaux pluviales plus résilients.