Les cités Oasis, Port, Air France et Darou Thioub à Dakar sont submergées par les eaux, aggravant un enclavement chronique et forçant des familles à évacuer vers des écoles. Le Comité local de développement alerte sur l'urgence d'agir face à des infrastructures défaillantes et à des travaux immobiliers ayant perturbé le système d'évacuation naturel des eaux.
Des quartiers sous l'eau : l'enclavement et ses conséquences
Les pluies diluviennes des dernières semaines ont transformé plusieurs quartiers populaires de Dakar en zones inondables. Les cités Oasis, Port, Ancar, Solution, Air France et le village de Darou Thioub sont particulièrement touchés, où l'accumulation des eaux rend les déplacements quasi impossibles. Moussa Sow, délégué de la cité Oasis et coordonnateur du Comité local de développement, souligne que cette situation aggrave un enclavement déjà récurrent pendant l'hivernage. Certaines familles, contraintes de quitter leurs domiciles, se réfugient dans des écoles, dans des conditions précaires.
Des travaux immobiliers pointés du doigt
Selon le Comité, des travaux de terrassement réalisés par un promoteur immobilier auraient modifié le parcours naturel des eaux provenant de Kounoune. Normalement, ces eaux devaient s'écouler vers le lac Rose via des bassins de rétention. Or, les aménagements auraient détourné ce flux, poussant les eaux vers les quartiers résidentiels. Cette perturbation du système d'évacuation aggrave les inondations et expose les populations à des risques sanitaires accrus.
Un appel urgent aux autorités pour des solutions durables
Moussa Sow a interpellé les autorités locales et Promovilles, gestionnaire des infrastructures, pour une intervention immédiate. Bien que la mise en place d'une voie de contournement ait été annoncée, le Comité estime que cela ne suffit pas à résoudre l'urgence. Il demande le rétablissement du système d'évacuation des eaux et des mesures pour sécuriser durablement les populations. Le Comité se dit prêt à accompagner toute initiative visant à apporter une solution pérenne à cette crise qui touche des milliers de ménages.