Infrastructures routières à Diarrère : Moïse Sarr exige une contre-expertise face aux défaillances constatées

Par Rédaction KUMBA 2 min de lecture 30 lectures
Infrastructures routières à Diarrère : Moïse Sarr exige une contre-expertise face aux défaillances constatées

La commune de Diarrère, située dans la région de Fatick, fait face à une crise de mobilité récurrente dès l'arrivée des fortes pluies. Moïse Sarr, responsable politique local, dénonce la dégradation rapide de l'axe Fatick – Diarrère – Diohine et exige une contre-expertise indépendante pour évaluer la conformité des travaux de réhabilitation récemment livrés.

Des ouvrages hydrauliques jugés inadaptés

Le cœur du litige porte sur la conception technique des infrastructures hydrauliques installées sur cet axe routier. Selon Moïse Sarr, le remplacement d'anciens dalots et buses par des radiers s'est révélé être une erreur de planification. En période hivernale, ces aménagements deviennent impraticables, transformant les villages environnants en zones isolées. Les usagers subissent quotidiennement des pannes mécaniques, des pertes de marchandises et une rupture de la circulation, des conséquences directes d'une infrastructure qui, selon le responsable politique, ne répond pas aux réalités hydrologiques du terrain.

Transparence financière et responsabilité technique

L'investissement de plusieurs centaines de millions de francs CFA dans ce projet soulève des interrogations majeures sur la gestion des fonds publics. Moïse Sarr pointe du doigt l'entreprise en charge des travaux ainsi que les services techniques ayant validé la réception des ouvrages. Il réclame une reddition de comptes stricte pour comprendre pourquoi des travaux censés désenclaver la zone ont abouti à une fragilisation accrue des voies de communication. Cette interpellation vise également l'équipe municipale, accusée d'un manque de réactivité face aux difficultés persistantes des populations.

L'urgence d'une expertise indépendante

Face à l'inefficacité des solutions actuelles, la demande d'une contre-expertise technique indépendante est présentée comme une nécessité pour garantir la sécurité des usagers. L'objectif est de déterminer si les normes de construction ont été respectées et d'identifier les correctifs indispensables à apporter avant que la situation ne provoque des accidents plus graves. Cette exigence s'inscrit dans une volonté plus large de mettre fin aux solutions de bricolage qui caractérisent, selon l'opposant, la gestion des axes secondaires dans la région.

Le défi persistant des axes secondaires

Au-delà du cas spécifique de Diarrère, le débat s'étend aux promesses de bitumage sur d'autres axes, notamment la liaison Keur Martin – Diohine – Wakhaldiam. Si les grands projets d'infrastructures nationales progressent, le responsable politique souligne le sentiment d'abandon des localités comme Tattaguine ou Ngayokhème, dont les routes secondaires demeurent dans un état précaire. Le message adressé aux autorités est sans équivoque : les populations exigent désormais des infrastructures durables et le respect des engagements pris pour assurer leur mobilité et leur développement économique.

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