Le 9 septembre 2026, le gouverneur de la Banque centrale des États de l'Afrique de l'Ouest (BCEAO), Jean‑Claude Kassi Brou, a ouvert la troisième session du Comité de politique monétaire de l'année, alors que l’inflation de l’UEMOA s’établit à 1,7 % en août, un niveau influencé par la crise au Moyen‑Orient qui perturbe les chaînes d’approvisionnement et renchérit les coûts.
Une inflation modérée mais sensible aux chocs externes
Le taux d’inflation de 1,7 % enregistré en août 2026 représente une hausse modérée pour la zone UEMOA, mais il reflète la vulnérabilité de l’économie régionale aux événements mondiaux. La hausse des prix est principalement attribuée à l’augmentation des coûts d’importation, conséquence directe des perturbations logistiques liées aux tensions au Moyen‑Orient.
Le rôle du Comité de politique monétaire dans la réponse
Lors de cette troisième réunion, le Comité de politique monétaire a été chargé d’évaluer les mesures à adopter pour contenir l’inflation sans freiner la reprise économique. Le gouverneur Kassi Brou a rappelé que la BCEAO surveille de près les indicateurs de prix et les flux commerciaux, afin d’ajuster les taux d’intérêt ou d’intervenir sur le marché des changes si nécessaire.
Impact de la crise du Moyen‑Orient sur les économies ouest‑africaines
Les conflits au Moyen‑Orient ont entraîné des ruptures dans les routes maritimes et terrestres utilisées par les pays de l’UEMOA pour l’importation de matières premières et de produits finis. Cette situation a entraîné une hausse des coûts de transport et une raréfaction de certains biens, ce qui se répercute directement sur le panier de consommation des ménages ouest‑africains.
Perspectives pour la politique monétaire de la BCEAO
Le gouverneur a indiqué que la BCEAO continuera d’adopter une approche prudente, en privilégiant la stabilité des prix tout en soutenant la croissance. Les décisions prises lors de cette session seront suivies de près par les gouvernements des huit États membres de l’UEMOA, qui devront coordonner leurs politiques budgétaires avec les orientations monétaires afin de limiter les effets inflationnistes.