Le président de la FIFA, Gianni Infantino, tente de consolider son assise politique en plaidant pour une réduction des inégalités entre les nations footballistiques, lors d’une tournée dans les Caraïbes. Après une rencontre avec la Caribbean Football Union, il a réaffirmé sa volonté de redistribuer les ressources pour permettre aux fédérations des pays moins puissants de se développer, alors que les polémiques sur la gouvernance du football mondial persistent.
Un plaidoyer pour les petites nations face aux géants du football
Lors d’un déplacement en République dominicaine, Gianni Infantino a dénoncé l’écart croissant entre les grandes puissances du football et les autres nations. « Certains, malheureusement, n’ont ni besoin ni envie que les autres grandissent », a-t-il déclaré, selon des propos rapportés. Ce discours s’inscrit dans une stratégie visant à renforcer le soutien des fédérations des Caraïbes, une région où le football peine à émerger face aux géants économiques et sportifs du continent américain.
Investissements et opportunités : la clé d’un football plus équitable ?
Le dirigeant italo-suisse a également mis en avant la nécessité d’attirer davantage d’investissements pour démocratiser l’accès aux ressources. « Les grands acteurs font un excellent travail et devraient continuer à grandir, mais nous devons trouver des investissements pour tous », a-t-il souligné. Cette approche, selon lui, a guidé les actions de la FIFA ces dix dernières années, et devrait se poursuivre dans les années à venir. Une déclaration qui intervient alors que le projet controversé de vente de parts de la Coupe du monde à des investisseurs privés suscite des interrogations sur la transparence et l’équité des revenus générés par l’événement.
Réactions et soutien dans les Caraïbes
Infantino a salué le soutien reçu dans la région des Caraïbes, où les fédérations locales pourraient bénéficier de ces mesures. « Il est important d’être entendu, de prêter attention et de pouvoir exprimer ce que l’on ressent », a-t-il ajouté, tout en se disant « très heureux du soutien reçu ». Cette tournée s’inscrit dans un contexte où la légitimité du président de la FIFA est régulièrement questionnée, notamment sur sa gestion des fonds et des réformes structurelles du football mondial.