La Commission électorale indépendante nigériane (INEC) a fermement rejeté les accusations portées par le Congrès démocratique nigérian (NDC) concernant la substitution de ses candidats officiels par des noms non autorisés en vue des élections générales de 2027.
Une compétence exclusive des partis politiques
Dans un communiqué publié mardi et signé par Mohammed Kudu Haruna, président du Comité d'information et d'éducation électorale (IVEC), l'INEC a qualifié ces allégations de « sans fondement ». L'institution rappelle que la désignation des candidats relève exclusivement des partis politiques, et non de la commission. « La nomination des candidats est, par la loi, une responsabilité exclusive des partis politiques. L'INEC n'a aucun pouvoir légal pour sélectionner, insérer ou substituer un candidat pour un parti », précise le texte.
Un processus encadré et transparent
L'INEC souligne que son rôle se limite à un contrôle statutaire des primaires internes des partis, sans empiéter sur leur autonomie dans le choix des candidats. Pour garantir la transparence, la commission a formé deux officiers techniques désignés par chaque parti politique parmi les 22 enregistrés pour le scrutin de 2027. Les codes d'accès au portail de nomination ont ensuite été remis en main propre aux présidents nationaux de chaque parti, excluant toute possibilité de manipulation à distance.
Des preuves formelles contre les accusations
L'INEC produit comme preuve le Formulaire EC9E, document officiel signé conjointement par le président national et le secrétaire national du NDC, attestant de la validité des candidats soumis. « La commission dispose en sa possession de ce formulaire où les candidats sont listés et soumis conformément à la procédure », insiste l'institution. Elle rejette ainsi catégoriquement l'idée d'une modification unilatérale de ses listes par ses services.
Un engagement renouvelé pour l'intégrité électorale
Malgré ces accusations, l'INEC réaffirme sa détermination à assurer un processus électoral transparent et équitable. « La commission reste engagée à garantir la transparence, la responsabilité et un terrain de jeu équitable pour tous les acteurs du processus électoral », conclut le communiqué. Ces déclarations interviennent alors que les tensions politiques s'intensifient à l'approche des prochaines élections, rendant cruciale la clarification de ces allégations pour préserver la confiance des électeurs.