L’industrie manufacturière africaine a connu un léger rebond en juin 2026, avec une hausse de la production et des ventes, mais des carnets de commandes toujours sous tension. Selon les dernières données, la reprise reste inégale selon les branches, tandis que les industriels affichent un optimisme prudent pour les mois à venir.
Une reprise fragmentée selon les secteurs
L’activité industrielle a progressé en juin, avec un taux d’utilisation des capacités de production (TUC) passant de 77 % à 78 %. Cette amélioration est principalement portée par les branches de la chimie et parachimie, ainsi que par la mécanique et métallurgie, où le TUC atteint respectivement 78 % et 87 %. À l’inverse, le secteur du textile et cuir continue de souffrir, avec une production en baisse et un TUC de 76 %, tandis que l’agroalimentaire affiche une stabilité relative.
Les ventes ont globalement augmenté, à l’exception du textile et cuir où elles sont restées stables. Cette progression concerne aussi bien le marché intérieur qu’à l’export, reflétant une demande soutenue dans certains segments. Cependant, les nouvelles commandes peinent à suivre : elles ont reculé dans la chimie et le textile, tandis qu’elles ont progressé dans l’agroalimentaire et la mécanique-métallurgie. Les carnets de commandes restent globalement inférieurs à la normale, sauf dans ces deux derniers secteurs.
Optimisme prudent face aux incertitudes persistantes
Malgré ces signes de reprise, les perspectives restent nuancées. Les industriels anticipent une hausse de la production et des ventes dans la plupart des branches, à l’exception du textile et cuir où la production devrait stagner. Toutefois, près d’un quart des entreprises manquent de visibilité sur l’évolution de leur activité, un chiffre qui grimpe à 50 % dans le textile et cuir. Cette prudence s’explique par des incertitudes économiques et des tensions persistantes sur les chaînes d’approvisionnement.
La reprise industrielle africaine en juin 2026 se caractérise donc par des dynamiques sectorielles contrastées, où certains secteurs tirent leur épingle du jeu tandis que d’autres restent en difficulté. La capacité à maintenir cette tendance dépendra largement de la stabilisation des commandes et de la résilience des chaînes de valeur.