Un incendie déclaré vers 19 h le 22 septembre 2026 a partiellement détruit l'hôpital général de Mambasa, en Ituri, touchant l'ancien centre de traitement d'Ebola et le service de soins intensifs. Le personnel a évacué patients et matériel, tandis que la société civile réclame des moyens de lutte contre le feu et la réhabilitation des bâtiments.
Propagation du feu et bâtiments touchés
Le sinistre a débuté dans l'enceinte de l'hôpital, où un bâtiment en bois, jadis dédié au traitement du virus Ebola, a été entièrement consumé. Les flammes se sont ensuite propagées à la partie du complexe abritant les soins intensifs, compromettant la capacité de prise en charge des cas graves. Selon les témoignages du personnel médical, l'origine du feu serait liée à des herbes débroussaillées à proximité des structures, qui ont pris feu au cours de la journée avant de se propager à l'intérieur du site hospitalier.
Évacuation des patients et du matériel médical
Face à la progression rapide des flammes, les équipes soignantes et les jeunes du quartier ont mobilisé leurs efforts pour évacuer les malades admis en soins intensifs ainsi que certains équipements vitaux vers un lieu sécurisé. Aucun décès n'a été signalé à ce jour, mais la perte partielle du service intensif compromet la prise en charge des patients nécessitant une surveillance continue, notamment ceux suspectés d'infection à Ebola.
Réactions de la société civile et exigences en matière de sécurité
La Nouvelle société civile de Mambasa a immédiatement adressé une demande aux autorités provinciales de l'Ituri, réclamant la mise à disposition d'un camion anti‑incendie afin de renforcer la capacité d'intervention en cas de nouveaux sinistres. Elle a également exigé la réhabilitation rapide des bâtiments détruits, soulignant l'importance cruciale de disposer d'infrastructures adéquates pour la lutte contre les épidémies d'Ebola et la prise en charge des urgences médicales.
Enjeux pour le système de santé de l'Ituri
La perte du centre de traitement Ebola, même s'il était inactif, réduit la marge de manœuvre du système de santé régional face à une éventuelle résurgence du virus. Le service de soins intensifs, déjà limité dans la région, voit sa capacité diminuer, ce qui pourrait entraîner des retards dans le traitement des patients critiques. Cette situation met en lumière les défis structurels de l'infrastructure hospitalière en zone rurale, où la vétusté des bâtiments et le manque d'équipements de lutte contre les incendies augmentent la vulnérabilité face aux urgences sanitaires.