Un incendie a éclaté ce jeudi 10 septembre dans l’école primaire Furaha et Ujama, à Funu, dans le Sud‑Kivu, faisant quinze enfants décédés et plusieurs blessés. Les circonstances exactes du sinistre restent à déterminer, tandis que la communauté locale tente de faire face à l’ampleur du drame.
Bilan humain et état des blessés
Le compte rendu provisoire indique que les victimes sont toutes des élèves, âgées de 6 à 12 ans. En plus du lourd bilan mortel, plusieurs enfants ont été évacués avec des blessures légères à modérées, nécessitant des soins d’urgence dans les structures sanitaires de Bukavu. Les autorités sanitaires locales ont mobilisé des équipes de secours pour stabiliser les blessés, mais les ressources restent limitées dans une région déjà sous pression.
Enquête préliminaire sur les origines du feu
À ce stade, aucune cause précise n’a été identifiée. Les premiers témoignages des habitants évoquent une propagation rapide des flammes, mais les investigations officielles, menées par la police locale et les services de protection civile, n’ont pas encore publié de conclusions. La difficulté d’accès aux lieux, combinée à l’absence de systèmes de prévention incendie dans de nombreuses écoles rurales, complique la collecte d’éléments probants.
Réaction de la communauté et des autorités
Les résidents de Funu se sont rapidement mobilisés pour porter secours aux enfants encore à l’intérieur du bâtiment, formant des chaînes humaines afin d’évacuer les survivants. Le maire de la ville de Bukavu, capitale de la province, a déclaré l’état d’urgence et a demandé l’appui du gouvernement central pour renforcer les mesures de sécurité dans les établissements scolaires. Des veillées ont été organisées en mémoire des victimes, et plusieurs ONG locales ont annoncé leur intention de soutenir les familles endeuillées.
Contexte sécuritaire du Sud‑Kivu
Funu se situe dans la province du Sud‑Kivu, qui est sous le contrôle du groupe rebelle M23 depuis février 2025. Cette situation de conflit prolongé a déjà affecté les infrastructures publiques, y compris les écoles, en limitant les investissements dans la sécurité et la maintenance des bâtiments. Le même mois, un incendie avait détruit une partie du marché de Kadutu, soulignant la vulnérabilité de la région face aux risques d’incendie et aux capacités de réponse limitées.