Un feu d'origine inconnue a dévasté les écoles Ujamaa et Furaha dans le quartier Kadutu de Bukavu, faisant au moins 27 élèves morts et de nombreux blessés. L'absence de camions anti‑incendie et la mobilisation improvisée des riverains ont aggravé la tragédie, qui survient alors que la ville est sous occupation militaire.
Bilan humain et déroulement du drame
Le sinistre s’est déclaré soudainement sur l’avenue Kasheke, à proximité des habitations et des établissements scolaires. Les flammes ont rapidement envahi les bâtiments, provoquant une bousculade meurtrière lorsque les élèves ont tenté de fuir. Selon les autorités hospitalières locales, au moins 27 enfants sont décédés, dont 15 ont été asphyxiés et calcinés à l’École Primaire Furaha, tandis que plusieurs autres ont été gravement brûlés ou victimes d’asphyxie. Les blessés ont été transportés en urgence vers les hôpitaux de la ville pour des soins intensifs.
Manque de moyens de lutte contre l’incendie
Les témoins ont indiqué que le feu aurait pris naissance dans une maison voisine avant de se propager aux écoles. Face à l’absence de services de secours municipaux et de camions d’incendie, les habitants ont dû improviser avec des seaux d’eau et des moyens de fortune pour contenir les flammes. Cette carence souligne la vulnérabilité des infrastructures de protection civile à Bukavu, où les constructions anarchiques et le manque d’équipements aggravent les risques d’incendie.
Contexte sécuritaire et implications politiques
Le drame se déroule dans une ville actuellement sous occupation de l’armée rwandaise et de ses alliés du groupe rebelle M23, selon l’Agence congolaise de presse (ACP). Cette situation complique la coordination des secours et alimente la détresse de la population locale. Les observateurs soulignent que l’incident s’inscrit dans une série d’incendies récents touchant le Sud‑Kivu, notamment à Goma, où des habitations ont également été calcinées en moins de 24 heures. Le manque de réponses institutionnelles pose la question de la responsabilité des autorités locales et de la communauté internationale face à la protection des enfants et des civils dans une zone de conflit.