Un incendie ravage la côte adriatique italienne, contraignant plus de 400 touristes et baigneurs à une évacuation par mer, seule issue praticable dans l’immédiat. Les autorités mobilisent six navires de la Garde côtière et des moyens aériens pour circonscrire les flammes, tandis que le panache de fumée s’étend sur des dizaines de kilomètres.
Un sinistre d’ampleur en zone touristique
L’incendie, déclaré dans la municipalité de Peschici, dans les Pouilles, a rapidement pris de l’ampleur en raison des conditions météorologiques favorables à la propagation des flammes. Les autorités locales ont dû privilégier l’évacuation maritime, les routes terrestres étant coupées ou trop dangereuses. Selon les gardes-côtes, environ 300 personnes supplémentaires pourraient encore être évacuées dans les heures à venir, portées par six navires de la Garde côtière, trois navires des finances et une dizaine d’embarcations privées.
Sur place, les pompiers et un Canadair luttent contre les flammes, qui menacent pour l’instant principalement la végétation environnante. Le maire de la commune a indiqué que la situation était « sous contrôle », tout en attendant l’arrivée d’un renfort aérien en provenance de Rome pour renforcer les moyens de lutte.
Risques et enjeux d’une crise estivale
Cet incendie survient en pleine saison touristique, une période cruciale pour l’économie locale des Pouilles, région prisée pour ses plages et son patrimoine. La concentration de vacanciers et la proximité des habitations rendent la gestion de crise particulièrement délicate. Bien que les autorités assurent que les foyers ne menacent pas directement les zones habitées, la rapidité de propagation du feu et la visibilité du panache de fumée soulignent l’urgence de la situation.
Les opérations de secours, toujours en cours, illustrent la coordination entre les différents acteurs publics et privés pour limiter l’impact de ce sinistre. La mobilisation de moyens aériens et maritimes reflète l’ampleur des ressources nécessaires face à ce type d’événement, dont la fréquence pourrait s’accentuer avec les changements climatiques.