L’incendie qui a ravagé 45 hectares à Ouneine, dans la province de Taroudant, est désormais maîtrisé, mais les autorités restent mobilisées pour éteindre les derniers foyers résiduels. Les premières investigations privilégient l’hypothèse d’un court-circuit sur une ligne électrique, tandis que les chiffres nationaux révèlent une année contrastée : plus d’incendies, mais des surfaces brûlées en baisse.
Un incendie localisé, une enquête en cours
Les équipes de lutte contre les incendies ont achevé la maîtrise du feu à Ouneine tôt ce lundi matin, après une intervention nocturne. Seuls quelques foyers résiduels, de faible ampleur, subsistaient encore en fin de matinée, selon les autorités locales. Les opérations d’extinction devraient être totalement terminées en soirée, sous réserve de conditions météorologiques favorables, notamment l’absence de vents forts. La superficie touchée s’élève à 45 hectares, principalement des formations herbacées et secondaires, selon les premières estimations.
L’enquête, menée par la Gendarmerie royale, n’a pas encore abouti à une conclusion définitive sur l’origine du sinistre. Cependant, une piste privilégiée se dessine : un court-circuit sur une ligne électrique de moyenne tension. Les premiers éléments recueillis, incluant des témoignages et des photos, indiquent un départ de feu à proximité d’un pylône. Cette hypothèse, si elle se confirme, soulignerait l’importance des infrastructures électriques dans la prévention des risques incendiaires, notamment en période de sécheresse accrue.
Bilan national : plus d’incendies, mais des surfaces brûlées en recul
Au niveau national, l’Agence nationale des eaux et forêts dresse un bilan contrasté pour l’année en cours. Depuis le début de l’année jusqu’au 20 juillet, 310 incendies ont été recensés, soit une hausse de 32 % par rapport à la moyenne annuelle (233 incendies). Pourtant, la superficie totale brûlée a diminué d’environ 30 %, passant de 2 660 hectares en moyenne à 1 850 hectares cette année. Cette évolution s’explique par deux facteurs principaux : d’une part, les précipitations exceptionnelles de l’hiver dernier ont favorisé le développement d’une couverture herbacée dense, plus inflammable lors des vagues de chaleur ; d’autre part, les vagues de chaleur précoces de fin mai et début juillet ont accéléré le dessèchement de cette végétation.
Les autorités saluent l’efficacité des dispositifs de prévention et d’intervention, coordonnés par plusieurs acteurs : le ministère de l’Intérieur, l’Agence nationale des eaux et forêts, la Direction générale de la protection civile, les Forces armées royales, la Gendarmerie royale, les Forces royales Air, les Forces auxiliaires et les autorités locales. La rapidité de la détection, de l’alerte et de l’intervention a permis de contenir la majorité des incendies dès leurs débuts, limitant ainsi l’extension des dégâts. Les régions les plus touchées restent Souss-Massa (600 hectares), Béni Mellal-Khénifra (410 hectares) et Marrakech-Safi (205 hectares).