Un incendie dévastateur a détruit la galerie de 66 boutiques du marché de Kadutu à Bukavu le 6 septembre 2026, plongeant près de 80 commerçants dans le chômage et forçant une centaine de familles à la rue. Les acteurs locaux appellent l’État et les organisations humanitaires à intervenir d’urgence pour éviter une crise socio‑économique majeure.
Bilan humain et matériel du sinistre
Le feu, qui a ravagé l’avenue Virunga dans le quartier Nyamugo, a réduit en cendres une galerie de 66 portes, ainsi que quatre dépôts et bars. Selon les témoins, toutes les marchandises exposées ont été consumées, et certaines ont même été pillées pendant les opérations de secours. Au total, près de 80 opérateurs économiques se retrouvent sans revenu, tandis qu’une centaine de familles se retrouvent sans toit ni biens essentiels.
Réactions des autorités locales et appels à l’aide
Claudine Mulengwa, cheffe du quartier Nyamugo, a décrit la scène comme « très, très déplorable », soulignant la perte massive de stocks et d’infrastructures. De son côté, l’habitant local Hypocrate Marume a lancé un appel aux organisations humanitaires, tant locales qu’internationales, pour qu’elles apportent un soutien immédiat aux commerçants et aux familles déplacées. Il a rappelé que l’activité du marché constitue un pilier de la résilience économique de Bukavu face aux conflits régionaux.
Conséquences économiques pour Bukavu
Le marché de Kadutu était l’un des principaux points de vente du secteur informel de la ville, générant des revenus essentiels pour de nombreuses ménages. Sa destruction menace d’accentuer la précarité déjà élevée dans la région, en réduisant les capacités d’achat des habitants et en augmentant la pression sur les services sociaux. Les pertes estimées, bien que non chiffrées officiellement, sont susceptibles de dépasser plusieurs millions de dollars, compte tenu du nombre de boutiques et de la valeur des stocks détruits.
Perspectives de reconstruction et rôle de l’État
Les commerçants demandent une prise en charge rapide : allocation financière, reconstruction des espaces commerciaux et sécurisation du site pour éviter de nouveaux drames. Le gouvernement provincial n’a pas encore communiqué de plan d’intervention, ce qui alimente l’inquiétude parmi les acteurs économiques. Une réponse coordonnée entre les autorités locales, les ONG et le secteur privé sera cruciale pour relancer l’activité du marché et prévenir une aggravation de la crise sociale à Bukavu.