La Chambre de jugement du Pool judiciaire financier a tranché ce jeudi 20 août 2026 le litige opposant la société immobilière ADDHOA à son ancienne directrice commerciale, Fatima Marianne Fall. Reconnue coupable de plusieurs chefs d'accusation, la prévenue a été condamnée à une peine d'emprisonnement ferme assortie de réparations financières au profit de son ancien employeur.
Le verdict du Pool judiciaire financier
Au terme d'une procédure ayant regroupé plusieurs dossiers, la juridiction a prononcé une peine de six mois d'emprisonnement ferme à l'encontre de Fatima Marianne Fall. Si la prévenue a été relaxée du chef d'escroquerie, elle a été reconnue coupable de faux en écriture privée et de commerce, ainsi que d'abus de confiance. Outre la peine privative de liberté, le tribunal a assorti cette condamnation d'une amende de 50 000 francs CFA et a ordonné l'exécution provisoire de la décision, fixant la contrainte par corps au maximum.
Réparation civile pour la société ADDHOA
Le tribunal a validé la constitution de partie civile de la société ADDHOA, victime principale dans ce dossier. Fatima Marianne Fall est ainsi condamnée à verser 30 millions de francs CFA à l'entreprise immobilière à titre de dommages et intérêts. Concernant les autres parties civiles, incluant divers clients et collaborateurs, la juridiction a choisi de réserver leurs intérêts civils, laissant la porte ouverte à des procédures ultérieures pour ces plaignants.
Genèse d'une affaire immobilière complexe
L'affaire remonte à mars 2026, lorsque la Brigade de recherches de Dakar avait procédé à l'interpellation de la directrice commerciale. L'enquête avait été initiée suite à deux plaintes déposées les 17 et 18 mars par le transitaire Makhfou Ba et par la direction régionale d'ADDHOA, représentée par Seghrouchni Adil. Si le préjudice financier initial était estimé à près de 299 millions de francs CFA, l'accumulation de plaintes supplémentaires au cours de l'instruction avait considérablement alourdi le dossier, illustrant l'ampleur des malversations reprochées à l'ancienne cadre.