Le président de la Fédération nigériane de football (NFF), Alhaji Ibrahim Gusau, a officialisé sa démission lors d'une conférence de presse tenue à Abuja. Ce départ, qui s'étend à l'ensemble du comité exécutif, intervient dans un climat de crise profonde marqué par une série de résultats sportifs décevants pour les sélections nationales.
Un bilan sportif en berne
La décision de M. Gusau fait suite à une succession de revers historiques pour le football nigérian. Les Super Eagles ont manqué la qualification pour les Coupes du Monde 2022 et 2026, tandis que les Super Falcons ont échoué à se qualifier pour le Mondial féminin 2027 au Brésil. Cette dynamique négative touche également les catégories de jeunes : les Golden Eaglets, pourtant quintuples champions du monde U-17, ont manqué trois éditions consécutives de la compétition, et l'équipe olympique peine à retrouver son lustre d'antan.
La pression des parties prenantes
Ces contre-performances répétées avaient cristallisé le mécontentement des supporters et des acteurs du football nigérian. Face à l'accumulation des échecs, des appels pressants à une refonte totale de l'administration et à une nouvelle stratégie de développement des talents nationaux s'étaient multipliés. La démission du bureau exécutif répond ainsi à une exigence de changement structurel réclamée par la base pour sortir le football nigérian de cette impasse.
L'avenir de la gouvernance fédérale
En parallèle de ce retrait, un congrès d'urgence de la NFF a été convoqué pour évaluer la situation actuelle. Les discussions portent sur le fonctionnement du secrétariat et du comité exécutif, ainsi que sur la stabilité institutionnelle de l'instance. Les membres du congrès doivent désormais définir une feuille de route conforme aux statuts de la NFF, de la Confédération africaine de football (CAF) et de la FIFA. Ce processus de transition est perçu comme une étape cruciale pour restaurer la crédibilité de la fédération et engager la reconstruction des équipes nationales.