La compagnie aérienne Ibom Air, propriété de l'État d'Akwa Ibom, a récemment pris la parole pour répondre aux vives critiques des passagers concernant le coût élevé des billets sur ses liaisons desservant l'aéroport international Victor Attah à Uyo. L'entreprise invoque une combinaison de facteurs structurels, notamment une demande dépassant l'offre actuelle et des impératifs de maintenance technique, pour justifier sa tarification dynamique.
Une tarification liée au taux de remplissage
La compagnie explique appliquer un système de tarification standard basé sur des classes de réservation. Sur les lignes vers Uyo, le taux de remplissage oscille actuellement entre 95 et 100 %, ce qui entraîne un épuisement rapide des sièges proposés aux tarifs les plus bas. À l'inverse, sur des lignes comme celle reliant Calabar, où la demande est plus faible (20 à 25 %), les tarifs restent plus accessibles sur une période prolongée. Ibom Air souligne que les passagers réservant à la dernière minute sont mécaniquement orientés vers les classes tarifaires supérieures.
Des contraintes de maintenance réduisent la flotte
La pression sur les prix est également exacerbée par une réduction temporaire de la capacité opérationnelle. La compagnie a dû limiter ses fréquences sur les axes Lagos-Uyo et Abuja-Uyo, passant de trois à deux vols quotidiens en raison de programmes de maintenance obligatoire sur certains appareils. Cette situation devrait toutefois s'améliorer dès septembre avec le retour en service d'avions en révision et l'intégration d'un nouvel Airbus A220-300, ce qui permettra, selon la direction, d'augmenter le nombre de sièges disponibles à bas prix.
Clarification sur les enjeux de concurrence
Face aux accusations de monopole circulant parmi les usagers, Ibom Air a tenu à préciser qu'elle ne dispose d'aucune autorité réglementaire pour restreindre l'accès à l'aéroport d'Uyo. La compagnie affirme accueillir favorablement l'arrivée de nouveaux transporteurs, arguant que la concurrence offrirait aux passagers une plus grande diversité de choix en termes d'horaires et de tarifs. La direction rappelle enfin que sa stratégie tarifaire est soumise aux exigences des régulateurs de l'aviation civile et qu'elle doit impérativement concilier l'accessibilité financière avec les coûts élevés liés à la sécurité et à la durabilité des opérations aériennes.